mercredi 26 novembre 2014

Envergure du rêve et force du manifeste : points gagnants des communautés à succès

Rêves et rêveries ont du mal à trouver une place au pays des corporations. L'organisation scientifique, réfléchie de manière très séquentielle, cède la totalité des ovations aux esprits les plus cartésiens. Lorsqu'on parle de rêve, on pense idéalisme et abstractions. Le rêve n'est pas matériel mais peut devenir matérialisable selon les finalités de son ou ses producteurs...

En faisant un bref scan des communautés les plus discutées, la banalité est bannie et l'audace est très palpable. Il convient ainsi d'oser faire ce qu'il n'a jamais été fait jusqu'ici (par crainte de l'échec) ou encore remettre en question des modèles en exposant des limites de manière méthodique. Prenons le cas des TED Talks, des événements de classe internationale et dont de nombreuses personnes en parlent même plusieurs années après. Devant le succès de ces rassemblements, la dynamique aurait pu suffire. Mais non. Les TEDx sont venus donner un second souffle et très largement amplifiés l'essence-même des événements TED. On va à un TED(x) ou on en consulte car il ne s'agit pas de la conférence habituelle. Il s'agit d'un rassemblement de personnes qui osent bousculer les conventions et faire la promotion d'idées absolument remarquables.


Dans le mantra "Ideas Worth Spreading", on retrouve un rêve avant tout, qui laisse place à une certaine ouverture pour une large diversité de contributions et une focalisation sur l'originalité. Des équipes organisatrices aux speakers via le public, il y a ce goût pour les contenus inspirants et provocateurs. Toute la promotion du monde ne comblera un rêve trop ordinaire ou trop basique.

Le rêve n'est pas un sujet léger pour les entreprises, il est bien réel et sérieux.

Quelques questions importantes à se poser :

- quelle est l'envergure du rêve ? Est-ce suffisamment ambitieux pour stimuler les personnes le partageant et amener à un mouvement ? S'il ne surprend pas assez, c'est qu'il est encore trop ordinaire. Est-il assez clair et succinctement expliqué ?
- a-t-il une présence physique et visuelle ?
- un angle narratif a-t-il été abordé ? (via la structure en 3 points : jusqu'aujourd'hui, nous faisions.../ les profondes limites de cela sont.../aujourd'hui, nous proposons de revoir ce modèle en...) Des illustrations concrètes (marques de succès du nouveau modèle) sont-elles partagées et largement communiquées ?
- un court manifeste (rempli d'exemples et témoignages) est-il mis à disposition pour développer le mantra et expliquer le "Pourquoi" ? Est-il réalisé de manière suffisamment collaborative ?
- quelle est la force d'adhésion en interne ?

L'étape suivante est de transformer le rêve en passion, un état qui permet de voir au-delà des aspects purement financiers, pour se positionner dans la contribution ultime.

P.S : un premier événement "Dream Big Café" aura lieu sur Lyon très prochainement. Plus d'informations à venir. 

mardi 25 novembre 2014

Réseaux sociaux internes et dynamiques de clan

Avoir un réseau social d'entreprise serait plutôt valorisant ? Il montrerait qu'on est dans l'ère du temps, qu'on possède le côté "cool" et que c'est dans l'ADN de l'entreprise ? Approche technologique ! Comme pour les technologies encore plus futuristiques, il y a ce degré de fascination et de curiosité. La limite est que l'on saute de technologie en technologie, sans réellement creuser la réflexion en laissant l'avantage au côté "Wow". Or, dans une réflexion plus rationnelle et long termiste, nous savons que la connexion à des objectifs de fond et l'appui sur une gouvernance efficace, font partie des éléments à réunir pour formuler une feuille de route adaptée (aux besoins de l'entreprise, à ses particularités).

Prenons le cas d'une entreprise ayant choisie d'intégrer un réseau social d'entreprise à son écosystème, pour faciliter les conversations internes et amener les équipes à collaborer sur des projets client lorsqu'ils sont en dehors de l'entreprise. Cette même société est répartie sur plusieurs territoires, avec le plus gros du staff au siège (disons à 80%-90%). Après plusieurs interactions et le partage de contenus majoritairement professionnels (et, de temps en temps, un peu plus relâchés), il apparaît que les statuts de certaines personnes (non localisées au siège) sont volontairement non commentées, avec une très régulière absence de réponse aux questions posées.


Bien que d'excellentes qualités, les prises de parole sont tout simplement ignorées. Les questions ne sont pas retournées. Ce type d'environnement emmène très naturellement à une baisse de la motivation. A présent, quelles prises de position face à ce type de situation ?

PREMIÈRE PISTE -- La culture de l'entreprise n'a pas été suffisamment évaluée avant la décision de déploiement, et il n'y a pas eu de travail d'influence dessus. Le réseau social interne n'a fait qu'amplifier les dynamiques de petits clans, l'individualisme et la compétition outrancière entre les collaborateurs. Si l'on revient encore en arrière, nous pouvons nous pencher sur la place des valeurs dans le processus de recrutement et d'intégration par exemple (90 premiers jours), ainsi que l'exemplarité de l'équipe dirigeante; ou encore l'absence d'objectifs de cohésion interne dans la feuille de route de la DRH.

SECONDE PISTE -- L'absence de vision et de gouvernance. Au-delà d'avoir un taux d'adoption élevé, que se passe-t-il ? Vers quelle destination tendre et comment mesurer cela ? C'est également là que le rôle de Community Manager Interne (ou autre appelation) importe. Peut-on concevoir le déploiement d'un réseau social d'entreprise sans la présence d'un(e) professionnel(le) du développement de communautés ? Dans le cas où, effectivement, un Community Manager Interne est présent, des actions correctrices (en collaboration avec la DRH par exemple) peuvent aider à aller dans le sens d'une amélioration en réfléchissant sur des programmes RH "réactifs" par exemple. Dans une optique d'animation, cette même personne peut directement faire le lien avec d'autres ou des ressources spécifiques. Qu'en est-il des guidelines ? Egalement, peut-on aller dans le sens d'une reconnaissance publique et régulière des contributeurs les plus efficaces (qualité des contenus partagés, des réponses apportées, du support, etc...) ? La gamification peut-elle aider à fluidifier cet état d'esprit ? Dans ce cas, le réseau social interne est révélateur de certains maux, et via une vue sur les interactions, il y a la possibilité de se pencher dessus et de réfléchir sur des solutions durables. Paradoxal ?

En tout cas, autant d'angles qui démontrent le côté humain à mettre aux devants des réflexions.

#rmsconf : la conférence phare du recrutement mobile et social débarque à Lyon


Le 4 Décembre prochain, Lyon sera la ville où se déroulera la prochaine édition, organisée par Jean-Christophe Anna, Jennifer Boukris et Pierre-Gaël Pasquiou de la société Link Humans. Le tout se passera à l'ISCPA Lyon dans le 9ème arrondissement (métro Gorge de Loup).

Au programme, un cocktail d'études de cas, de barcamps, d'ateliers et de networking. La tonalité reste aussi futuristique que les précédentes éditions, avec une réflexion autour du recrutement en 2025 via 7 portraits. Les études de cas seront diverses, complémentaires, avec les interventions de l'ISCPA, Orange, Jibe, Cegid, Geolid, Michelin, les groupes Adecco et Samse pour n'en citer que quelques unes.

D'un point de RH et Innovation, il est plus qu'intéressant d'avoir un événement comme celui en région Rhône-Alpes. Pour vous inscrire, cliquer ici.

vendredi 21 novembre 2014

La veille sur les personnes : un exemple avec la requête "Chief Digital Officer"

Dans un billet précédent, nous parlions de veille online pour la RH (et valable pour d'autres disciplines). L'usage de Feedly est central, dans un contexte où les outils de suivi en temps réel sont bien imposants. Suivre des blogs et enregistrer les flux RSS font partie des règles du jeu. Il en est de même pour les mots-clés génériques ou bien plus spécifiques.

Prenons à présent le sujet du "Chief Digital Officer" dont on parle beaucoup. La veille classique sur Feedly consistera à suivre des blogs et des mots-clés tels que "Chief Digital", "Digital Transformation", "Transformation Digitale", "Transformation Numérique", etc... Au fur et à mesure de la veille et des explorations, on va tomber certes sur des contenus mais surtout sur des personnes-clés. Dans les nouvelles réflexions et pratiques, il y a souvent des premiers cas concrets qui émergent, avec ces personnes-clés qui prennent les commandes au sein de leur organisation. On les retrouve également à prendre la parole, à "évangéliser" et partager leurs expériences, leurs évolutions.

Prenons un exemple concret. Dans la veille, plusieurs noms remontent tels que celui de Rachel Sterne (née Haot). Elle est actuellement au poste de "Chief Digital Officer" pour la ville de New York. Son objectif est de faire de New York la ville la plus connectée au monde, pas nécessairement de créer des hubs startups dans la ville. Le réflexe est d'aller sur les réseaux sociaux et de suivre les fils de conversation (de la personne et de l'univers digital qu'elle gère, soit NYC.Gov). Via le site NameChk, et en entrant le pseudo, on peut découvrir d'autres présences web qui peuvent enrichir la veille. Ici, l'intérêt de Feedly réside dans le fait de collecter des mentions au sujet de la personne (soit directement par elle ou par des intermédiaires, et en identifiant les homonymes potentiels), pour situer une timeline remplie de traces numériques, découvrir des communautés et des événements spécifiques. Ci-dessous, un exemple de trace avec une intervention au CDO Summit 2014 :


Quelques points qu'elle aborde dans la création d'une stratégie digitale pour New York City :

- lister les grandes priorités et fournir un rapport de 90 jours en y incluant les atouts déjà existants
- rechercher ce qui se fait déjà au niveau du digital en interne
- se connecter aux "champions internes" en posant deux questions (qu'avez-vous réalisé en interne et que vous souhaiteriez partager ? Qu'auriez-vous souhaité réaliser et quelles ont été les contraintes ?)
- internalisation pour le développement des produits digitaux (exemple: application 311)
- lister des partenaires (collègues), posture de soutien à la réalisation de leurs objectifs agence
- les présences "NY Loves Tech"
- une approche très progressive en allant au-delà du développement d'applications (exemples : s'assurer des possibilités de connexion, du développement du Quotient Digital également...)
- un rapprochement et un "alignement" avec les partenaires privés autour des résultats finaux
- le véritable appui du maire et le développement de l'équipe (DSI, Direction Presse, Développement Economique), avec une vision alignée et des objectifs complémentaires
- la conduite d'hackathons pour ouvrir de nouvelles perspectives, une relation plus étroite entre la mairie et la scène tech

jeudi 20 novembre 2014

Réaliser une veille (online) RH dynamique avec Feedly, Twitter et Topsy

Après multiples essais d'outils de veille, Feedly remporte le prix de l'efficacité et du levier le plus complet. Si ce n'est pas encore le cas, je vous invite à découvrir Feedly au plus vite (avec une version gratuite qui permet de réaliser pas mal de choses déjà). Combiné à cela, il y a la veille en temps réel via TweetDeck, HootSuite et Topsy (pour une vue de synthèse) et le suivi des hashtags qui permettent une classification plus intéressante des informations. J'effectue une veille à 99% en anglais avec des combinaisons de mots-clés. Voici un exemple pour le dossier "Salariés Ambassadeurs" :

Résultats Topsy par pertinence depuis 2006 / Photos / Vidéos - Résultats Topsy par fraîcheur

Pourquoi un lecteur de flux est-il toujours autant pertinent ? Les mots-clés. Sur Twitter, les titres ont de l'importance. Si un mot-clé n'apparaît dans le tweet, cela a logiquement un impact sur les volumes de résultats. Or, il se peut que le titre ne fasse apparaître un mot-clé, et pourtant en cliquant sur le lien contenu dans le tweet, le sujet est bel et bien abordé.

Avec Feedly, il y a la possibilité (dans notre cas) de suivre les mots-clés contenus dans les textes. Et de là, la veille ne dépend uniquement des titres en descendant jusqu'à la catégorie "Tracking Tools" sur la sidebar droite, et en sélectionnant le moteur de recherche "Google".

Pourquoi parler de veille "online" ? Car cela représente une partie des possibilités. Même s'il est très aisé de suivre les actualités depuis son ordinateur ou son smartphone, la veille offline reste valable. Il s'agit ici des rencontres informelles, des meetups, des conférences ou encore les magazines métier par exemple.

Pourquoi parler de veille "dynamique" ? Une veille figée reviendrait à garder son dispositif intact, stable. A l'opposé de cela, une veille dynamique va dans le sens d'un enrichissement continu du pool de mots-clés à suivre (noms communs, pseudos de personnes par exemple). Au fil de l'évolution des débats et des réflexions, de nouvelles problématiques émergent avec tout un champ sémantique.

mercredi 19 novembre 2014

Salariés ambassadeurs et LinkedIn : du simple partage d'offre d'emploi à de la recommandation subtile

Dans le sujet brûlant des salariés ambassadeurs, il y a des attentes fortes au niveau de la diffusion élargie de contenus et d'actions de promotion. Pour la partie moins joyeuse, il y a aussi ce risque de (malheureusement) transformer les collaborateurs en panneaux d'annonce. Or, nous savons parfaitement bien que cette piste n'est pas valorisante pour véhiculer un message. Aujourd'hui, et avec les profils sociaux, il ne s'agit sans doute pas de porter une affiche sur soi; mais la dynamique demeure la même, avec l'occupation d'espaces numériques.

Si "amplifier" le message de son entreprise n'est pas quelque chose de foncièrement négatif, la manière de le réaliser importe beaucoup. Parmi les points que l'on peut reprocher à l'approche "pub traditionnelle" comme sur l'image ci-contre, il y a le manque de contexte, l'absence de spontanéité, de liberté dans la prise de parole. Au final, un ton publicitaire et très corporate qui ne souligne aucune différence avec celui de l'entreprise-même.

En visitant mon flux sur LinkedIn ce matin, je suis tombé sur un statut rédigé par Laura Fox (une très talentueuse personne travaillant chez LinkedIn). Il s'agit du partage d'une offre d'emploi, mais réalisée de manière assez subtile et bien plus enrichie qu'un simple partage de lien. Les adeptes de Google+ parlent souvent de l'évitement du "link dropping", qui ne fournit aucun contexte. Voici une capture ci-dessous :


Que remarque-t-on ?

1. Il s'agit d'une offre de "Relationship Manager" partagée par une "Relationship Manager", soit une personne qui connaît très bien ce rôle
2. Laura explique en deux phrases son parcours chez LinkedIn et ses points de satisfaction ("risques calculés", "nouveauté au quotidien", "relations client stimulantes"). Le côté "Transformation" (indispensable à la culture LinkedIn) est également évoqué et ouvertement validé
3. Elle explique en une phrase le rôle ("apporter une expertise dans les conversations avec la clientèle")
4. Elle termine avec un "call to action", soit une proposition d'avoir un entretien informel pour procurer encore plus d'information et de contexte

Ici, tenons une attention particulière sur l'émettrice du message. Les candidats potentiels peuvent s'identifier à Laura et en savoir plus sur son parcours en visitant son profil LinkedIn. Est-ce qu'une personne tenant un autre rôle aura plus de crédibilité ?

L'autre inconvénient du "link dropping" est que l'on peut amener les personnes à candidater trop prématurément (malgré les niveaux d'urgence du recrutement). La partie "conversationnelle", entre la prise de connaissance de l'offre d'emploi et l'éventuelle candidature, est différenciante et sert d'éclaircissement. Elle peut servir à lever des craintes ou tout simplement confirmer plusieurs points, car la notion de fit va au-delà de la capacité à faire le job.

Cela amène à avoir des collaborateurs suffisamment disponibles et informés (avec une lecture globale de l'entreprise et de son secteur, soit au-delà de la fiche de poste).

mardi 18 novembre 2014

Quel lien entre diversité et marque employeur ?

Glassdoor For Employers a récemment publié une infographie sur la marque employeur et les traits qui attiraient le plus les candidats. Il est noté que jusqu'ici la rémunération et les possibilités de développement professionnel représentaient les deux points saillants. Dans leur étude, effectuée auprès de 1081 utilisateurs du site (candidats actifs comme passifs), la diversité est devenue l'élément principal (67%). La population interrogée semble être majoritairement US, cependant les tendances sont intéressantes à aborder.

Mariah DeLeon, VP Ressources Humaines chez Glassdoor depuis Septembre dernier, souligne qu'il est important de savoir quels aspects de la diversité intéressent les profils de candidats recherchés. Pour cela, des actions réelles doivent être menées en interne et la parole donnée aux collaborateurs concernés. Curieusement, 45% estiment que c'est aux responsables opérationnels d'avoir une influence sur la diversité, contre 40% pour la DRH. Et finalement, il est aussi indiqué que 48% des collaborateurs ne sont pas au courant des actions "diversité" menées par l'employeur, soit une optimisation de la communication interne à opérer.


L'an dernier Johnny Torrance-Nesbitt écrivait un billet sur cette thématique pour le blog EmployerBrandingToday.com. Il y listait les différentes contributions d'un rapprochement des initiatives diversité avec la stratégie de développement de la marque employeur, avec la nécessité de définir des moyens de mesure des efforts.

lundi 17 novembre 2014

RB (@DiscoverRB) lance une campagne vidéo très créative pour attirer des #gamechangers

RB lance une campagne vidéo très dynamique et décalée pour attirer de nouveaux collaborateurs. Durant toute la vidéo (qui dure 3'30"), la communication est directe, et l'entreprise joue sur la notoriété de ses nombreux produits commerciaux dans le premier tiers de la vidéo. On retrouve aussi la couleur rose comme fil visuel tout au long, une des caractéristiques identitaires de la marque RB.


Un peu avant l'entame du second tiers, le personnage principal fait son entrée dans les bureaux et focalise son discours sur les départements "Vente & Marketing" et la "Recherche & Développement", en y listant leur formule de succès (part importante pour la créativité, élimination des process trop bureaucratiques par exemple).

Peu avant l'entame du dernier tiers, et en guise de conclusion, nous en arrivons à un call-to-action bref et accrocheur "Donc, maintenant que souhaitez-vous faire ? Jouer le jeu habituel ou bien changer les règles du jeu ?", ainsi qu'à la reprise du thème de cette campagne "Make Your Move". Il n'est pas précisé d'intitulés de poste, ni de rôles, mais simplement que l'entreprise RB recherche des "Game Changers". Cette "philosophie" est fréquemment reprise à travers le jeu de présences également.

La vidéo YouTube renvoie vers le site Carrières pour donner un complément d'information et tout simplement permettre de postuler.

dimanche 2 novembre 2014

Et si votre community manager faisait des réponses en vidéo ?

Utiliser le format texte vient spontanément à l'esprit lorsqu'il s'agit de créer du contenu. Aujourd'hui, nous savons que les images ont largement plus d'attrait. Et la vidéo ? Google a une approche intéressante là-dessus, avec le Chromebook Central (1) que gérait Melissa Daniels (en tant que CM) et Google For Work (2).


Pour Chromebook Central, la CM reprend les fils de conversation les plus actifs de la communauté Chromebook Central, sur Google+ et le forum officiel, via un Google Hangout. Ainsi, 1 fois par semaine, elle commente chacun des fils et apporte des informations supplémentaires. Il s'agit ici, d'une forme d'animation réactive, en partant des besoins des membres de la communauté.


Pour Google For Work, les vidéos sont plus élaborées et tournent autour de 5 minutes. L'idée est de toucher un mot ou deux sur les nouveautés, d'explorer les possibilités d'usage des applications Google.

vendredi 31 octobre 2014

Halloween et les marques : le cas de Hootsuite

Nous y voilà. Halloween. Outre-Altantique, les achats saisonniers sont au rendez-vous. Les films classiques reviennent dans les programmes TV pour ceux qui apprécient les films d'horreur.

Et il y a aussi les marques et leur usage du mème "halloween". Hootsuite se prête au jeu avec sa campagne #SocialNotScary, qui mêle peur, courage, médias sociaux et humour.

En effet, il est question de finement pointer du doigt les freins face à l'intégration des médias sociaux, et de jouer de sa créativité pour trouver des combinaisons efficaces entre "médias sociaux" et "halloween".

Ci-dessous, les coulisses de cette action menée par Hootsuite :


Aux bureaux, la créativité halloween est là :





Valse des intitulés

Un intitulé de poste renvoie à un périmètre d'actions mais surtout à un repérage dans l'organigramme. Ainsi, on sait qui est en dessous, qui est au-dessus et encore plus au-dessus.

Hier soir, le #TChat (Talent Chat) parlait du "développement du leadership"(leadership development) dans les entreprises, pour reprendre une traduction littérale, avec la présence de Mary Haskins (VP chez SAP SuccessFactors). La première question explorait les raisons pour lesquelles des entreprises ne parvenaient à mettre en place ce type d'initiatives. Plusieurs motifs ont été listés, et celui de la perception-même de la notion de leadership était le plus récurrent. En effet et dans le meilleur des cas, une vision plus inclusive, axée sur la diversité et les personnes plutôt que les intitulés, était un point repris par l'ensemble des participants.

Les intitulés veulent tout et rien dire à la fois. Pour un même titre, il peut y avoir des résonances opposées. Le leadership par l'intitulé est un leurre. Une entreprise efficiente, progressiste et connectée aux tendances du monde de travail de demain, ne peut se contenter d'avoir une préférence pour quelques écoles, quelques diplômes ou quelques expériences. La plupart des défenseurs de cette perception diront qu'on ne change pas une équipe qui gagne ? Dans l'idée du complexe industriel oui. Dans l'ère de la connexion et d'exposition forte aux changements, la confusion entre leadership et management ne peut plus se faire.

Le leadership est une affaire de personnes, et non de titres.

mardi 28 octobre 2014

Lundi URLs #4 : futur des RH, Linchpin et LinkedIn Talent Connect


Le futur de la RH : si loin, si proche ?
Alexandre Pachulski nous a réservé un résumé dense et complet de la conférence HR Tech Europe qui avait eu lieu sur deux jours la semaine dernière à Amsterdam. Il y est question de la place importante de l'humain et la nécessité de repenser le travail. La keynote du Professeur Gary Hamel a reçu un courant de tweets, avec des idées et des visuels assez provocateurs (dans l'esprit de son Hack Management).


Revue vidéo du livre "Linchpin" par Seth Godin
Cet ouvrage est sorti il y a plus de 3 ans mais reste un classique. Les idées abordées encouragent à réaliser un "travail émotionnel", celui qui provoque une réaction. Seth Godin apparente cela à "faire de l'art" et être généreux, tout en gérant la résistance alimentée par le cerveau reptilien. Callibrain réalise un travail de synthèse visuelle très remarquable.


"Les entreprises ne savent toujours pas s'y prendre sur les médias sociaux. Il ne s'agit pas de seulement poster des liens, mais de montrer ce qu'il se passe derrière le rideau" - Matthew Jeffery

Matthew Jeffery était intervenu à la conférence de LinkedIn la semaine passée. Pour ceux qui l'ont déjà vu à l'oeuvre, ses prises de parole sont très rythmées et ses idées très provocatrices. Nous en avons un exemple avec la citation ci-dessus, où il précise que l'exposition de la culture d'entreprise doit être plus importante. Cette manifestation était aussi l'occasion d'avoir certaines slides particulièrement appréciées, comme celle-ci :


Cette slide est à mettre en lien avec l'intervention de Glen Cathey sur les InMails envoyés aux candidats, la nécessité d'être le plus pertinent possible pour optimiser les taux de succès. En effet, des messages recruteur basiques, sans personnalisation, ni recueil d'information, peuvent lasser les candidats ("fatigue du candidat"). Il en parlait déjà dans un de ses posts il y a 2 ans.

dimanche 26 octobre 2014

Bisounours

Le terme est souvent employé pour qualifier des propos, des réflexions trop idéalistes par rapport aux réalités. Evidemment, tout n'est pas toujours rose. Et bien heureusement. A présent, faut-il faire preuve de fatalisme ?

Le terme peut également être employé pour qualifier tout et n'importe quoi. Simplement parce que les règles habituelles sont mises à l'épreuve et "challengées". Dans ce cas, il s'agit d'une prise de courage et d'un optimisme. Dans les règles traditionnelles, beaucoup y trouvent leur compte et n'aimeraient pas se mettre à faire de la remise en question. Si cela est fait, ce serait à très petite dose, juste ce qu'il faut pour ne pas trop déranger et bousculer l'ordre des choses.

Une approche progressiste va au contraire jouer la carte de la provocation constructive, dans le but de continuer à avancer et à "faire beaucoup mieux". Pour cela, la vision est suffisamment audacieuse pour faire bouger les choses, et les premiers pas sont très progressifs pour assurer de solides fondations.

Dans le cas contraire, il s'agit de complaisance et d'exposition latente à l'échec. Trop d'éléments sont à fixer, dans notre approche du travail, pour fermer les yeux et laisser des problématiques réelles en suspens.

samedi 25 octobre 2014

Bravo Twitter !

Dans la réflexion autour des marques et dans les livres de marketing traditionnel, on observe une très grande focalisation sur le client. Sans eux, il sera difficile de développer une activité viable. Avec des ouvrages tels que "Les employés d'abord, les clients ensuite", la place qu'ont les collaborateurs prend une autre dimension. En effet, sans leur présence et leur enthousiasme, il sera également difficile de développer une activité viable.

Le sujet de la marque employeur, qui fait rage aujourd'hui, n'est pas nouveau. Observant une tension  concurrentielle avec d'autres employeurs pour recruter certains profils, il y a cette nécessité de formuler une promesse réaliste et cohérente, de l'amplifier à travers les bons canaux de communication.

Le marketing employeur concerne toutes les actions d'amplification auprès des candidats. La communication employeur représente les actions menées par l'employeur pour se rapprocher de la sphère journalistique, de la presse généraliste et/ou spécialisée.

Donc, nous avons déjà deux facettes : marque commerciale et marque employeur. La troisième est la marque citoyenne et responsable. Il ne s'agit pas ici de lancer un buzzword vide de sens, mais d'aborder un angle qui mérite une attention bien particulière. Prenons le cas de Twitter...


La société détient un compte @TwitterSF (Twitter In The City) ayant pour but de relayer les initiatives sociales pour la ville de San Francisco. C'est un peu le concept du "Give Back To The Community", où du temps et de l'énergie sont partagés pour contribuer à l'intérêt collectif (et local également, dans notre cas). C'est exactement dans cet état d'esprit que Twitter a pour projet d'ouvrir un établissement d'apprentissage à 1 million de $ qui sera appelé NeighBorNest. Ainsi, des volontaires de l'entreprise pourront aider des sans-abris et des personnes issues des quartiers les plus défavorisés de San Francisco. Au programme, développement de compétences tech (coding) et travail du CV.

Selon le magazine FastCompany, il est indiqué que Twitter s'est mis en partenariat avec Compass Family, une agence à but non lucratif qui offre déjà des services pour ces populations. Bel exemple d'action responsable.

A suivre également de près, le blog Twitter For Good qui reprend plusieurs autres initiatives de Twitter sur ce terrain, telles que le #FridayForGood. Il y a deux ans de cela, Techcrunch reportait que Twitter était passé du "Casual Friday" au #FridayForGood. On y remarque la présence active de Caroline Barlerin.

L'avancement constructif : un des leviers des structures encourageantes

Dans les structures encourageantes, la prise de parole est rarement vérifiée. Si elle l'est, c'est pour une approche bien constructive et viser plus haut, moins pour s'assurer qu'il n'y ait de casseroles. Tout dépend de la manière dont les personnes sont perçues. Sont-elles de simples salariés avec des numéros et correspondant à une ligne budgétaire pour les Ressources Humaines ? Ou bien, sont-elles intégrées dans l'entreprise pour leur "talent" (sens non élitiste mais plutôt "valorisateur"), avec précision et dans le respect de leur contribution ?

Et si ce que venait du (soit-disant) bas ou milieu de l'hiérarchie représentait des pépites pour la Direction, une occasion de rester en phase avec certaines réalités ?

Il n'est pas étonnant de voir que le rapport à l'erreur est plutôt positif dans ces structures encourageantes; à savoir une occasion d'expérimenter et d'en apprendre plus. Face aux nombreux défis d'aujourd'hui (mobile, cloud, big data, etc...), il n'existe de feuille de route.

Raisonner sur la base du passé est une course à l'échec. Il y a besoin de cette attitude, de cette posture de laboratoire pour explorer sur des petites expérimentations et accumuler des retours pour plus de clarté.

Cela pose la question de préciser pourquoi on embauche : l'obéissance et la léthargie, ou bien l'excellence et l'avancement constructif ?