jeudi 2 octobre 2014

Quels avantages à faire de la curation ?

La curation de contenus s'est imposée comme un passage important pour les entreprises et les professionnels. Au-delà du simple partage de liens, une bonne curation est accompagnée d'annotations ou (encore mieux) organisée autour de billets de blog pour des objectifs variés.

James Whatley tient son blog 'Whatley Dude' et avait lancé les '5 Things', à savoir le partage hebdomadaire de 5 contenus qu'il juge intéressant de partager et commenter. Au-delà des sujets de son métier, il aborde des points bien divers et brise un peu la linéarité des blogs professionnels axés "métier".


C'est une excellente manière de mettre une veille qualitative à disposition, et d'y associer un point de vue original. Il est toujours possible d'apporter un angle nouveau en faisant de la curation.

Erika Heald a récemment réalisé une présentation sur le sujet, avec 5 étapes-clés reprises. En tant qu'ancien utilisateur actif de Google Reader, il a fallu trouver des solutions alternatives. Topsy fait partie de ces outils qui permettent de "sentir" les tendances en se positionnant sur les volumes de partage (indice de popularité, pas toujours de pertinence par contre). Via la présentation d'Erika, il convient d'accorder plus d'attention à BuzzSumo et Swayy, qui offrent des possibilités très intéressantes.


vendredi 12 septembre 2014

Concevoir un modèle de maturité : exemple pour le marketing B2B


Lors de billets précédents, nous parlions de la nécessité d'avoir un modèle de maturité. Ann Roskey de chez Eloqua propose un modèle pour les marketeux "modernes" du B2B. On y observe 5 niveaux progressifs (niveau 1, niveau 2, etc...) et 5 critères d'évaluation (ciblage, "engagement", conversion, analytics et technologie). Pour chacune des situations, un mot-clé vient faire la synthèse. Pour rappel, un modèle comme celui-ci facilite les efforts d'audit (que l'on soit consultant ou en prise de poste) et donne un meilleur aperçu sur les efforts à réaliser pour gagner en maturité, en valeur.

Si l'on parle souvent de la maîtrise de la technologie comme étant un avantage professionnel, avoir un modèle (ou même un portefeuille de modèles) est tout autant crucial pour réellement se positionner en leader et faciliter la maturation.

Ô narcissisme numérique

Pour tous ceux qui pensaient que les médias sociaux allaient résoudre pas mal de problèmes, dommage. Il se peut qu'il en crée d'autres. Derrière la machine, il y a l'Homme qui dévoile ses intentions à travers les paroles et les actes. Les médias sociaux agissent comme des amplificateurs, et ce qui est asymétrique à la base a de fortes chances de le rester (et en beaucoup plus élargi).

Je n'ai pas l'habitude d'une prise de parole sous cette forme-ci, mais il me semble utile d'aborder un thème. Ce blog avait pour vocation de départ de traiter de l'identité numérique. Et depuis, la conversation et les thématiques évoluent. Un sujet sérieux est tout de même à reprendre, car tout n'est pas forcément rose sur la Toile. Cette dernière peut être le lieu d'agression, d'attaques, au sein même des sphères à thématique plus professionnelle. Le sujet du narcissisme numérique est sérieux et peut nettement nuire à l'intérêt collectif.

Narcissisme numérique, déviant ?

Il en existe deux types : (1) les personnes systématiquement en ébullition à chaque fois qu'elles sont citées dans des classements insignifiants (et n'hésitant pas à donner des croche-pieds ou à critiquer jusqu'à l'épuisement); (2) les personnes émettant très régulièrement des attaques personnelles et se jetant des fleurs à chaque relecture de leurs propres punchlines (profil du troll premium). A tout cela, ajoutez la pensée unique et une assertivité impalpable. Au fond, les narcissistes numériques "récidivistes" (puisqu'ils n'oeuvrent dans le one-shot) ont surtout besoin d'amour ou de lancer une campagne du type "Please, Hug Me".

Rien de constructif.

Pour ces deux types de profil, bravo. Il y a apparemment une forme de déficience, empêchant de fermement saisir l'opportunité qu'offre le numérique de manière générale. Un véritable gâchis. Une manière fraîche et élégante de se mordre la queue ? 

Vous comprendrez aisément que le narcissisme numérique n'a rien de responsable, ni de durable. En tant qu'adultes, et surtout en tant qu'utilisateurs avertis, il est de notre devoir de faire preuve de bienveillance, de respect d'autrui et de diplomatie.  

Experts, experts et experts

Les narcissistes numériques ne comprennent pas que des professionnels disposant de compétences complémentaires peuvent tout autant prendre position, et ajouter de la valeur à leur manière. Une forme de complexe ? Le côté "communauté" est justement la c-o-n-t-r-i-b-u-t-i-o-n. Aucun lien avec une hiérarchie quelconque, un titre ronflant, un statut ou l'appartenance à des clubs. Ce qui est génial sur les médias sociaux, ce sont les apports pleins de diversité, les différentes connexions et perceptions d'un même objet. Au final, on en ressort enrichis. On en apprend tous les jours, et ensemble. D'ailleurs, une élitisation mène à une asphyxie et à une myopie, comme on peut quotidiennement l'observer à travers les médias...

A la vitesse où la demande évolue et les conditions d'exercice changent, il y a cette agilité et ce souci d'actualisation permanente; soit des mouvements successifs de programmation et de dé-programmation. Comme le cholestérol, l'expertise a du bon comme du mauvais; et pour cette dernière partie, il s'agit de la mauvaise influence de la "pensée fixe" comme le dit bien Carole Dweck. En effet, au lieu de continuer à rechercher la croissance, on va tout faire pour protéger son expertise comme un bout de terre... mais jusqu'à quand ? L'aspect "Communauté", dans l'idéal, va justement dans le sens d'une dynamique collective de croissance. 

Pour synthétiser cette partie, c'est plus d'agilité et de capacités collaboratives dont on a surtout besoin. Pas d'un égocentrisme, ni d'un état d'esprit territorial et ultra-concurrentiel. Par ailleurs, comme le souligne bien nos amis anglosaxons : what goes up must come down. C'est-à-dire qu'un succès n'est pas éternel. Une véritable intelligence, au contraire, va permettre de conserver/développer le momentum.

Connexions aujourd'hui. Collaborateurs demain ?

Nos amis narcissiques oublient que les parties se rejouent et que les rôles de chacun peuvent évoluer. Et pourquoi pas passer de simple connexion à client ? A recruteur ? A partenaire ? A investisseur ? Ce qui est dommage et étonnant, c'est ce manque de maturité dans la gestion des relations. Cela donne un aperçu, une forme de projection pour l'autre partie, et démolit les ponts qui se construisaient jusqu'ici. La vision polarisée et rigide des relations se périme. Le "digital" amène à créer de la valeur autrement. Collectivement, et positivement.

Depuis ces quelques années d'activité sur la Toile, j'ai pu tout de même rencontrer de très très nombreuses personnes, intéressantes à découvrir et pleines de bonne volonté (que ce soit en France ou à l'étranger). Au jour d'aujourd'hui, prendre du temps avec les miens et m'engager pour ce qui me touche sont les deux priorités principales. Le reste n'est que spectacle et distraction. Cheers ;-)

jeudi 11 septembre 2014

Entretien de recrutement : des places de parking réservées aux candidats chez Microsoft

Notre fameux sujet de l'expérience-candidat ! Voici une photo partagée par Becky Gloyne sur Twitter. Il s'agit d'une place de parking réservée aux candidats en visite sur site pour un entretien de recrutement. Intéressant. Très intéressant même ! Cette simple image reflète un élément de la posture commerciale, et un exemple de "service candidat" délivré chez @xboxjobs.

Ici, on sort du cadre "online" pour enrichir l'expérience-candidat dans son ensemble, avec un raisonnement en termes de parcours-candidat.

L'appétit pour les détails permet d'aller en profondeur sur des éléments qui viennent faire tilt chez les candidats, et (en partie) les convaincre dans le cas où ils ont à faire un choix entre 2 ou plusieurs employeurs.

La notion de "services candidat" est aussi à explorer, dans le sens où on va répondre à plusieurs niveaux d'attente (en amont et en aval des séries d'entretien), tout en y associant des éléments culturels (notamment les valeurs soutenues par l'entreprise).

Pour aller plus loin, le H de Hospitalité n'est pas ridicule dans notre réflexion. Et pour valider cette action de la place de parking dans le temps, l'ensemble des autres instruments doivent jouer la même symphonie.

mercredi 10 septembre 2014

Intégration des médias sociaux : faire face aux silos et résistances

Oracle Social partage une réflexion intéressante sur son blog officiel, au sujet de l'intégration des médias sociaux dans les entreprises. Le billet démarre avec une réalité forte : la persistance des silos. Ces derniers ont la vie dure pour un tas de raisons, comme la territorialité et la rétention d'informations par exemple. Mike Stiles, auteur du post, indique bien la nécessité de se projeter de manière réaliste sans se décourager devant les résistances. Même si le stade ultime de maturation est difficilement atteignable, il y a toujours une marge de progression à prendre. Une proposition de modèle et 8 étapes successives sont reprises par l'auteur :

1. Accepter le contexte actuel, avec l'ambition d'aller au-delà du département "marketing" pour répondre aux nouvelles exigences de la clientèle et aux nouveaux enjeux de compétitivité

2. Désigner un "champion", une personne capable de prendre le lead (sur le long terme) dans l'accompagnement à cette intégration des médias sociaux, avec une compréhension avancée et un vif attrait pour ces enjeux

3. Organiser un groupe de travail, avec un effort de persuasion ayant pour but d'avoir les principaux responsables de chaque département, de s'assurer qu'ils s'engagent et se comportent comme de vrais ambassadeurs

4. Aller dans le sens d'une visualisation de la destination. Ainsi, chaque membre du groupe de travail réalise un travail de projection avec une énumération d'actions à entreprendre et de bénéfices associés

5. Evaluer la(les) bonne(s) technologie(s) à utiliser. Quelles sont celles où les collaborateurs utiliseraient avec le plus d'aisance ?

6. Ré-intégrer les collaborateurs et introduire les nouvelles priorités, notamment au niveau des interactions avec les clients et l'intégration progressive des médias sociaux

7. Maintenir et protéger les efforts d'intégration.

8. Rester à l'affût des derniers développements et des opportunités d'aller plus loin.

mardi 9 septembre 2014

Marque employeur : qui prend la parole, et où ?

Les différents articles sur ce sujet de la marque employeur, démontrent la volonté de sortir du schéma où l'employeur monopolise la conversation pour exprimer la promesse et intelligemment vanter les mérites de l'entreprise.

Jusqu'ici, nous avons observé un développement des présences "Employeur" sur les médias sociaux, pour y distribuer des contenus et échanger avec des candidats potentiels.

Est-ce suffisant ? Quels résultats prouvent que nous sommes sur la bonne voie ? Ainsi, avec des indicateurs au vert et des retours très positifs, il peut également être aisé de se reposer sur ses lauriers et de laisser une forme de complaisance prendre le dessus.

Comment aller plus loin dans la prise de parole et l'obtention d'une visibilité gagnante ? 

Nous pouvons citer le cas de Spotify qui fait partie de ces entreprises qui réalisent un travail remarquable dans ce domaine. Au-delà du jeu conversationnel et de son écosystème de présences (twitter, facebook, instagram, etc...), la firme suédoise prend un pas de plus. En effet, et en guise d'illustration concrète, le blog Femgineer reprend l'intervention de deux ingénieures de chez Spotify. Femgineer est une commuanuté basée à Palo Alto, Californie, ayant pour but d'organiser des ateliers de travail et des événements pour appuyer les ingénieures dans le secteur high-tech.

Si l'on reprend la structure, on y remarque trois points : une courte biographie, une citation et les raisons pour lesquelles elles ont choisi Spotify.


Quels sont les avantages d'une telle démarche ? 

1. Femgineer est une communauté reconnue et active, où se trouvent de nombreuses talentueuses candidates
2. La prise de parole est très ciblée, sur un espace autre que celui de Spotify, avec un contenu visant à aider des talents potentiels à en savoir plus sur Spotify en tant qu'employeur
3. Avant d'accéder à l'audience de Femgineer, il y a un travail relationnel préalable à intégrer dans les efforts de visibilité (avec sans doute du gagnant/gagnant, comme l'organisation d'une conférence Femgineer dans les nouveaux bureaux de Spotify à New York par exemple)
4. L'opportunité d'un meilleur dosage dans la distribution de contenus, et l'évitement d'une surcharge (flood) sur les présences Employeur officielles
5. Le témoignage et l'expression d'une ouverture, certainement en phase avec la culture d'entreprise chez Spotify

Ici, nous parlons de Femginner, mais il est très possible de penser à un réseau de communautés où il existerait des candidats et des prises de parole potentiellement gagnantes. Cela nécessite donc d'intégrer le "Développement de relations" pour aller dans le sens d'une collaboration plus mature au final.

samedi 30 août 2014

[EMPLOI] S'appuyer sur un modèle de maturité pour piloter la création de valeur

Nouvelle tendance. Au fil du temps, les statistiques vient confirmer l'importance de se pencher sur la question de l'intégration. Il a été (et est toujours) le cas pour les médias sociaux par exemple. Pendant ce temps, certaines entreprises prennent de l'avance, d'autres "patinent" ou tentent toujours de sortir de la phase d'introduction. Les différents cas gagnants amènent tout un tas de réflexions et de pratiques, avec ce risque non négligeable de faire du copier/coller. Comme nous le savons bien, la pure imitation n'amène pas toujours de résultats durables, car il faut effectivement prendre en compte les spécificités de chaque structure.

Community managers, social media managers ? 

Le métier s'est développé, et connaît une visibilité non négligeable au sein des entreprises qui comprennent qu'une écoute, une analyse des conversations et une prise de parole efficace sont des ingrédients de succès. Cela dit, il y a cette limite de se cantonner au tactique, à l'opérationnel côté CM. Etre force de proposition sur la stratégie éditoriale, l'animation et le développement de présences (pour ne citer que quelques éléments) ne sont pas des activités stratégiques, mais bien opérationnelles. Aussi, un département ou une équipe "Médias Sociaux" représentent un bon avancement, mais la position reste intermédiaire par rapport au potentiel d'intégration.

L'usage d'un modèle de maturité pour opérer un saut de valeur

Et là, nous pouvons aisément à nouveau citer le modèle du Community Roundtable, avec plusieurs étapes-clés de développement et différents critères d'évaluation. Ici, nous parlons de ce modèle-ci, mais il est bien possible de partir sur quelque chose de plus personnalisé (pourvu que cela donne des résultats). 

Un modèle de maturité permet d'avoir une projection dans le temps, et d'anticiper sur les prochaines étapes (le fameux "Next Play"). Il donne aussi la possibilité d'avoir des ouvertures potentielles et de ne pas stagner dans un rôle, mais de plutôt le rendre évolutif. 

Ainsi, on aurait un focus sur la transformation et une vue long termiste. 

Comment construire un modèle de maturité ?

Tout comme les logiciels ou les applications que l'on utilisent quotidiennement, il n'existe pas de version unique et figée dans le temps. On a plutôt une approche plus itérative, avec plusieurs versions successives qui prennent progressivement en valeur (améliorations) et restent en phase avec les attentes. 

La base représente la partie "Stratégique", et elle est composée de 3 éléments principaux : le leadership, la culture et la gouvernance. On en vient à se poser les questions suivantes :

- Quel est le challenge de base ? Quelles bénéfices pour l'entreprise ? 
- Quel modèle de leadership semble le plus propice ? Quelle culture d'entreprise la plus compatible ?
- Quel modèle de gouvernance adopter ? Quelle(s) destination(s) viser, avec quels moyens ? Quelles influences sur l'objectif de transformation et comment mesurer les personnes ? Qui devrait être en charge ? Qui d'autres impliquer ? Comment aller vers plus d'agilité et de flexibilité pour optimiser l'intégration en interne et en externe, tout en restant avec les attentes client ?

A cela, il s'agit d'ajouter une partie "Tactique" qui reprend les activités opérationnelles liées à l'activation, soit l'ajout de critères plus terrain. 

Ensuite, vient la question des différentes phases d'évolution (en commençant par la fin), avec 3 à 7 étapes maximum, où l'on va préciser plusieurs états de transformation pour chacun des critères. Cela donne la possibilité de savoir où l'on se situe et sur quels leviers jouer pour avancer. Les principales complexités se trouvent dans la gestion des contraintes et des transitions. 

Autres utilités du modèle de maturité

Il peut être un outil décisif pour une prise de poste par exemple. On parle souvent de l'onboarding, des fameux 90 ou 100 premiers jours correspondant à l'intégration. Un raisonnement inversé est possible, avec les nouvelles recrues prenant l'employeur comme un client, avec une phase d'acquisition et d'intégration. Le modèle va permettre de réaliser un audit et de rapidement entrer en action, avec des propositions efficaces. 

Une évolution professionnelle reviendrait aussi à occuper une place importante au niveau de la gouvernance. 

jeudi 21 août 2014

passer des tunnels aux feux de camps

Ce fut le titre de l'un de mes récents articles écrits sur LinkedIn. Il reprend deux différences de logique; celle de "la protection et du contrôle" et celle de "l'écoute et de la participation".

Quelles différences ?

La première option se base sur la recherche de démonstration de son expertise et la territorialité. On va ainsi chercher à protéger son aura et à (s'il le faut) neutraliser les personnes ou structures constituant une menace. Il s'agit ici d'un mode peu ouvert, fondé sur de la défiance et sur l'égocentrisme. Les classements divers viennent renforcer cette attitude. Au final, cela envoie des signaux quelque peu négatifs au réseau et un non enthousiasme pour des éventuelles collaborations.

La seconde option est plus moderne. Il s'agit des feux de camp et des rassemblements. Le collectif joue une part importante et les médias sociaux viennent amplifier cela. Ici, on prend bien conscience que le partage et la mise en commun est plus bénéfique que l'individualisme. L'intelligence collective prime et les partages thématiques bénéficient au groupe, pour une accélération et une plus grande diversité d'inputs. Il y a plusieurs exemples de feux de camp, tels que le #TChat ou encore le #SSHour sur Twitter. Aussi, tout n'est pas obligé de se dérouler online. Les rassemblements physiques comptent également tels que le Tuttle Paris ou encore l'Apéro RH.

Pour finir, les feux de camp sont tout de même plus vivants et nécessitent de passer au mode "Écoute et Participation".

Comment créer un feu de camp ?

1. Faire une non liste reprenant les caractéristiques dominantes des tunnels, avec quelques exemples pour illustrer le tout.

2. Constituer le leadership. Qui fonde, qui décide de quoi ? Quelles complémentarités ? Quelle histoire narrer et reporter sur la page Web ou "sociale" ? Comment planifier et activer un réseau de contributeurs ?

2. Écouter et identifier une problématique importante à résoudre. Au passage, lister les corps thématiques les plus récurrents, ainsi que les profils de personne que cela touche.

3. Élaborer un sens et une raison d'exister (très brièvement), en se posant la question du "Pourquoi" (Nous créons un feu de camp pour ......). Quel nom donner au feu de camp ? Quel slogan ? Quelle identité visuelle ?

4. Lister 3 convictions qui vont servir de cadre au feu de camp, et qui pourraient constituer un manifeste si l'on développe le tout.

5. Préciser les comportements valorisés. Il s'agit ici de 3 principes fondateurs, ayant pour but d'encourager mais aussi de sanctionner des attitudes.

6. Fixer l'endroit de rassemblement et le rythme. Où se passeraient les conversations et via quels formats (texte, vidéo, etc...) ? Est-ce un endroit suffisamment confortable pour les invités ? Quel moment de la semaine semble le plus propice ? Quel créneau horaire ?

7. Prendre de l'avance et préciser un calendrier. Quels sujets aborder d'ici 2 semaines ou 1 mois ? Quelle structure pour les conversations et quels intervenants éventuels ?

8. Mesurer et analyser. Quels indicateurs suivre pour s'assurer de la bonne santé du feu de camp ? Qu'est ce qui marche bien ? Moins bien ? Quelle fréquence pot faire ce point régulier sur les performances ?

9. Ponctuellement se rapprocher d'autres rassemblements actifs. Quels thèmes traitent-ils ? Quelles synergies possibles ? A quelle fréquence ?

10. Faire évoluer le tout. Comment passer de version en version ? Quelles innovations apporter ?

jeudi 14 août 2014

Mettre de la discipline dans sa créativité : cas du blogging

On nous parle de "pensée créative", d'esprits créatifs, ou tout simplement de créativité. Il s'agit de générer de nouvelles idées, de nouvelles alternatives par rapport à des contextes connus ou nouveaux. C'est cette partie droite du cerveau qui est sollicitée, celle de l'imagination, de la visualisation et de l'intuition. Plusieurs activités sont considérées comme créatives comme l'écriture, la narration d'histoires, le dessin, pour n'en citer que quelques unes. 

Prenons le cas du blogging par exemple. Il existe plusieurs sortes de style telles que :

-  la compilation d'informations et de statistiques
- la provocation ou le coup de gueule
- la curation de contenus
- le développement d'un point de vue et d'une "philosophie"
- les listes de choses à faire (checklist)
- les "how-to" focalisés sur l'exécution, la pratique
- la persuasion où l'on va défendre une cause
- la génération d'idées et la réflexion permanente sur ce qui pourrait être fait

Focalisons-nous sur cette dernière ligne. Il est vrai que le blogging offre cette possibilité de s'exprimer, d'user de sa voix et d'exploiter un espace. Nul besoin de validations hiérarchiques. Tout est très direct, et il suffit d'appuyer sur le bouton "Publier". 

Le challenge se situe justement au niveau de la génération d'idées et la force de proposition. Cela représente une intention positive et a de grandes chances de déclencher des conversations. Mais cela ne serait qu'une première étape, et il y a la possibilité d'aller plus loin.

Que se passerait-il après la génération ? Le partage sur les différents réseaux sociaux ? Non. Il est possible d'aller encore plus loin, en visionnant le tout comme un cycle en 3 étapes : génération, structuration, capitalisation. La structuration prend le relais et va alimenter le "système de pratiques", avec la création de modes opératoires pour l'exécution. La dernière phase de capitalisation correspond à l'effet d'expérience et à l'affinement des modes opératoires. 

- Génération = ce que l'on devrait faire
- Structuration = comment pourrait-on le faire (étape par étape)
- Capitalisation = qu'a-t-on appris en testant les modes opératoires, comment peut-on les affiner 

Au-delà du blogging, cela correspond aussi aux personnes réalisant une veille active et étant exposées à des contenus pertinents. Ici, l'idée est de passer de la consommation à l'exploitation des contenus, en allant dans le sens d'une structuration et d'une capitalisation par la suite.

De manière générale, il s'agit aussi de trouver un équilibre entre le chaos (génération) et la discipline (structuration & capitalisation).

lundi 11 août 2014

4 questions pour une première évaluation de la culture de l'entreprise

Anne Fisher propose un sujet bien d'actualité, sur la version web du magazine Fortune. Il vous est sans doute arriver d'être en entretien, d'avoir des recruteurs vantant les mérites de la culture interne sur tel ou tel point, et qu'en entrant dans l'entreprise ce soit l'opposé.

L'entretien est une conversation entre professionnels, et chacune des parties (pas uniquement les recruteurs) évaluent les possibilités d'une synergie. Pour ce qui est de la culture interne, il peut y avoir ce décalage entre les aspirations et la réalité. Jason Hanold suggère de poser 5 questions, afin d'avoir une première évaluation. Ci-dessous, nous allons en reprendre quatre :

1. Comment décrivez-vous la culture d'entreprise chez XYZ ? (voir si les réponses sont spontanées et rapidement données, et creuser en demandant des exemples concrets)

2. Parmi les meilleurs éléments que vous avez, quels sont les 3 traits qui reviennent souvent chez eux ? (cela permettrait d'en savoir un peu plus sur les comportements et aptitudes valorisés en interne)

3.  Si vous aviez une seule chose que vous changeriez à propos de la culture d'entreprise chez XYZ ? (pour croiser les réponses avec d'autres interlocuteurs et faire un comparatif)

4. Puis-je rencontrer quelques personnes avec lesquelles je vais sans doute collaborer ? Comme précisé dans l'article de Fortune, un déjeuner ou un café peut faire l'affaire.

dimanche 10 août 2014

Se rendre utile pour une communauté bien précise : le cas d'Erica Griffin

Ma consommation de vidéos YouTube a littéralement explosé, avec la recherche de contenus tournant autour de conférences ou autres interventions, et surtout de revues de technologies mobiles. Pour ces dernières, il y a une lignée de bloggueurs vidéo que je suis. Justement, ce matin je tombe sur un profil tout à fait intéressant : celui d'Erica Griffin. Sa spécificité est de réaliser des vidéos allant jusqu'à 1 heure (via sa série "All You Need to Know"). Ce que j'apprécie vraiment (sur la chaîne d'Erica) c'est la profondeur d'exploration. D'ailleurs, elle mentionne le mot "in-depth" pour à nouveau préciser son style de revue.

Devant la rude "concurrence" et la tendance à consommer des contenus courts, son positionnement est original et s'adresse (uniquement) à des personnes qui cherchent à avoir des démonstrations très complètes, moins axées sur la technique et plus sur les usages. Cela souligne aussi le courage de ne pas mécaniquement faire comme tout le monde. 

samedi 9 août 2014

Du "job idéal" au "bon job" : 3 éléments à prendre en compte

Les slogans, les spots publicitaires et notre société en fin de compte, font la promotion de l'idéal; là où tout est parfait. Et on nous parle de la femme idéale, du mari idéal, du couple idéal, de la maison... L'idéal est présent car il fait rêver. Et le job idéal ? Si l'on s'embarque dans ce raisonnement pour cette partie pro, soit on est ambitieux et on rêve à juste mesure, soit on s'invite en Utopie pour un long séjour.

La société de la perfection a de grandes chances de plutôt générer une grosse frustration, et d'empêcher les personnes de s'engager si toutes les conditions ne sont pas réunies.

Si je devais refaire mes prises de marque au sortir de l'école, je gommerais cette notion de "job idéal" car en face, il y a plutôt une dure réalité et des imperfections du marché avec lesquelles il faut faire.

Aussi, le raisonnement en termes d'intitulés de poste aide à catégoriser et à donner des points de repère hiérarchiques. Cependant, il est possible d'aller au-delà de cela, et de changer de perception. Un même intitulé peut déboucher sur deux rôles bien différents en passant d'une société à une autre, ou d'un pays à un autre par exemple. Rôle et résultats priment.

A défaut d'aller vers le "job idéal" et de jouer le jeu de la perfection, la suggestion est tout simplement d'aller vers le "bon job" (soit de jouer la carte de la cohérence). Trois éléments, en supposant que la partie financière reste en phase avec ce que propose le marché :

~ SENS ~ Je travaille pour ______________ (verbe d'action + complément; en quelques mots)
~ UTILITÉ ~ J'aide __________ à ________________ et mon impact se mesure _______________
~ VALEURS ~ Les comportement que je valorise sont : (1) _________; (2) _________; (3) ____________

Mettre cela sur une seule page peut aussi servir de repères lorsqu'il faut réaliser un choix entre plusieurs propositions de collaboration, ou tout simplement réfléchir sur les étapes à venir et élargir le champ des possibles. Ceci représente une alternative plus moderne et centrée sur les clients (internes et/ou externes), plutôt qu'une perception hiérarchique et plutôt bureaucratique.

Egalement, au fil des années, l'idée est de faire une actualisation et d'affiner en fonction de son évolution personnelle et des conditions du marché.

lundi 28 juillet 2014

8 différences entre "avoir un job" et "effectuer un travail"

Les contenus visuels et pertinents sont en nombre sur LinkedIn. C'est justement par ce biais que je suis tombé sur une synthèse représentant deux modes différents, et également une tentative d'explication d'une évolution.


Très rapidement...

1. Des hiérarchies et de la communication descendante, à des organisations agiles et plus de transparence
2. De la lutte pour des parts de marché à la création de nouvelles opportunités
3. De l'organisation par fonction à de l'organisation par projet
4. D'une approche centrée sur les organisations à une approche centrée sur les personnes
5. De l'autorité & contrôle à la confiance
6. De la hiérarchie aux réseaux & relations
7. De l'équilibre Vie Pro/Vie Perso à l'intégration Vie Perso/Vie Pro
8. De 30 ans de carrière dans la même entreprise à plus de 10 carrières à l'âge de 40 ans

Ce modèle reprend une évolution idéale, et il est plus plausible d'avoir plutôt quelques aspects validés que la totalité des 8 proposés. Pour vous, lequel des points vous semble le plus visible ?

11 points pour trouver et fidéliser des mentors

Tellement de petits conseils et de coups de pouce auraient été utiles au sortir de l'école (et au-delà). Il y a certaines erreurs d'orientation, certaines mauvaises décisions, qui peuvent être évitées grâce à de relations étroites établies avec un cercle de personnes qu'on pourrait appeler "mentors". Comme dans toute chose, il y a des promoteurs comme des détracteurs du mentoring; toutefois, plusieurs avantages sont à mettre en avant. Et aujourd'hui, il est dommage de ne pas s'appuyer sur ce levier.

Une relation de confiance avant tout. Dans l'idéal, il s'agit d'une personne oeuvrant dans le même secteur ou un secteur très voisin, avec une expérience intéressante à partager. Au-delà de références exceptionnelles, c'est la confiance qui peut être accordée, le respect de la confidentialité pour certaines informations, ainsi que la capacité à formuler des critiques constructives. Faire une requête-test permet de voir la qualité de la réponse et le degré de disponibilité qui sera souvent signalé (exemple: "N'hésitez pas à revenir vers moi...").

Clarifier l'objectif poursuivi et en quoi les mentors peuvent aider. Le but du mentor est certes d'apporter un retour d'expérience, mais il est surtout de l'appliquer à un objectif précis. L'idée est donc de préciser l'objectif poursuivi et de solliciter les mentors sur une ou plusieurs parties. En effet, il peut avoir une complémentarité sur les apports des différents mentors. Egalement, essentiel de se concentrer sur la richesse de l'expérience, plutôt que le nombre d'années cumulées et les titres ronflants.

Les disponibilités et les moyens de communication peuvent varier. La fréquence peut être hebdomadaire (mentoring intense) ou plutôt mensuelle (un point une fois par mois, le temps que les résultats se fassent aussi). Ainsi, sur un projet que je mène actuellement, je travaille avec un mentor au UK sur une fréquence hebdomadaire et une communication exclusivement par email. Avec d'autres, cela se fera directement en face-à-face ou par téléphone, 1 fois par mois sur une durée de 1h maximum.

De l'importance d'être bref. Les mentors sont déjà plongés dans leur activité et ont très peu de temps à accorder. Lors d'échanges par email (surtout), il convient de se limiter à quelques lignes et à se consacrer sur l'avancement et la requête, en allant directement droit au but. L'ensemble des détails peut servir à aller en profondeur sur demande.

"Voulez-vous être mon mentor ?". Inutile de poser cette question. Simplement, entrer dans le process d'un rendez-vous régulier qui sera hebdomadaire ou mensuel selon les possibilités. Commencer avec 1 mentor, puis en repérer quelques autres selon une règle de progressivité.

Où les trouver ? Les associations et clubs professionnels, ainsi que le bouche-à-oreille, sont souvent les endroits auxquels on pense. En enteprise, il peut aussi s'agir d'un N+1, d'un N+2, ou de quelqu'un travaillant pour un domaine d'activité mais pouvant apporter de précieux conseils sur le métier. Aujourd'hui, nous avons (et surtout) la possibilité de jouer la carte de l'ouverture et de partager du contenu en ligne pour mieux réseauter. Les tweetups, les conférences et autres types d'événements, sont aussi des points de rencontre intéressants.

Offrir quelque chose en retour. Si, en effet, les mentors donnent de leur vécu professionnel et des conseils pertinents, le don ne va pas seulement dans un sens. Que peut-on proposer en retour ? Des informations précises sur un secteur, une expertise que le mentor valorise et n'a pas forcément, des mises en relation ? L'idée ici, est aussi de savoir quels sont les objectifs des mentors, de les comprendre et de se positionner au mieux pour apporter son soutien. La réciprocité est donc un point saillant, au final, où chacune des parties perçoivent un bénéfice dans l'entretien d'une relation comme celle-ci.

Partager un document unique. Celui qui retrace et résume l'ensemble des conversations organisées jusqu'ici. Cela permet d'avoir un suivi chronologique et d'avoir une continuité sur la progression, et d'ajouter des commentaires entre les moments d'échange programmés.

Avoir un ou plusieurs mentors ne signifie pas que l'on peut se permettre d'être passif. Si les différents feedbacks peuvent servir, il convient tout de même d'être autonome. Ainsi, on se focaliserait sur la base et les mentors apportent de la valeur pour affiner le tout. Dans ce cas, on n'est pas uniquement en attente complète de feux verts donnés par les mentors.

Panacher les profils. Le fait d'avoir des profils différents et complémentaires va permettre d'avoir des angles de vue différents sur un même sujet, ou des perceptions opposées. En optant pour la diversité, on va être en mesure de piocher dans des conseils de différentes saveurs, pour des prises de décision encore plus enrichies.

Entretenir la relation. Etre très réactif pour répondre aux emails, aux SMS, aux coups de téléphone. Soigner la qualité de sa communication et penser "gagnant/gagnant" sont autant de points qui viennent développer la relation. Il ne s'agit donc pas d'une campagne sur 1 ou 2 mois, mais bien d'un engagement plus long.

lundi 21 juillet 2014

Pourquoi travaillez-vous votre visibilité professionnelle ?

C'est une question à laquelle vous devez sans doute souvent répondre. Pourquoi partager des articles ? Pourquoi tweeter ? Pourquoi écrire des billets de blog ? Ou encore, pourquoi poster des photos sur Instagram, Facebook et Cie ? Il y a clairement deux états d'esprit en illustration; sans pour autant faire une comparaison de valeur. Nous avons les profils qui voient les espaces numériques comme étant accessoires, et d'autres qui perçoivent largement plus d'utilité et qui les intègrent plus ou moins profondément dans leur style de vie. Ici, il ne s'agit évidemment pas de tranche d'âge mais bien d'expositions, de perceptions et comportements opposés.

A la question "Pourquoi travaillez-vous votre visibilité ?", que répondre ? Si l'on part de l'intégration, c'est bien le profil du "Travailleur Connecté" que l'on traite ici, où plusieurs points ont de l'importance :

- rester en phase avec les tendances émergentes et en discuter avec d'autres personnes partageant les mêmes centres d'intérêt, et prolonger cela IRL
- observer les convergences et les divergences d'opinion sur plusieurs sujets, pour une vue globale enrichie
- faire entendre sa voix et s'appuyer sur ces espaces pour amplifier le message
- élargir ses horizons en gardant un oeil sur ce qui se fait ailleurs (et dans le meilleur des cas, entrer dans la conversation)
- partager des découvertes, des moments, faire circuler des informations-clés pouvant intéresser d'autres personnes

La visibilité est un produit de tout cela. Pour en avoir plus et très rapidement, on pourrait acheter des listes de followers, mais une volonté éthique ne permettrait cela.