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samedi 10 mai 2008

La collecte des données personnelles... La prudence s'impose


Notre activité sur le web n'est pas sans laisser de nombreuses traces.

Quelques chiffres valent mieux qu’un long discours… Ceux qui suivent sont issus de l’étude comScore sortie en décembre 2007, et correspondent au potentiel de collecte de données en ligne de quelques entreprises outre-Atlantique, pour ne pas dire le Top 5 des entreprises les plus grandes « collecteuses » :
  • Yahoo :110 milliards d'évènements collectés
  • MySpace : 97 millards
  • Microsoft : 45 milliards
Une large part de ces données sont collectées via les moteurs de recherche Web proposés par ces entreprises : Yahoo !, Live Search Microsoft…

Selon une étude de l'institut IDC, « pour la première fois, les informations numériques générées sur un individu - dépassent le volume d'informations que cet individu crée délibérément lui-même ».

Ces chiffres restent impressionnants et nous amènent à nous interroger sur notre utilisation de ces moteurs de recherche, même si un certain nombre de décisions ont été prises il y a quelques mois. De nombreux moteurs de recherche (Google, Yahoo!, Live Search Microsoft et Ask.com) ont décidé de limiter le stockage des données personnelles en les anonymisant au bout d’une certaine période (allant de 13 à 24 mois). Ils ont également annoncé la suppression des cookies.

Il faut dire que les inquiétudes des autorités et des groupements et associations de consommateurs étaient fortes. Imaginez… chaque fois que vous lanciez une requête dans Google, votre adresse IP était conservée et reconnue d’une fois sur l’autre… le moteur était alors capable d’identifier un certain profil de consommateur et de vous envoyer des publicités ciblées.

On observe toutefois que certains moteurs de recherche font plus d’efforts que d’autres. En l’occurrence, Ask.com, en plus de limiter le stockage des données privées, propose aux internautes un outil, du nom de Ask Eraser, qui leur permettra de faire des recherches sans le risque de voir l’intégralité de leurs recherches stocké dans des serveurs pour un usage dont un ignore tout.

On peut enfin, pour terminer, noter la volonté de certains d’élaborer des règles communes de protection des données. Pour preuve, le communiqué commun de Microsoft et Ask.com publié récemment.

Le plus effarant dans tout ça, c’est que les gens ne se rendent plus compte qu’il faut qu’ils protègent leurs informations, « c’est comme ça ». Ce qu’a souligné récemment Alex Türk, le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et aussi président du G29 (qui regroupe les différentes CNIL européenne) : « L'utilisation des données personnelles dérive de plus en plus. Pire, il y a un glissement des mentalités : les gens ne se rendent pas compte qu'il faut protéger leurs informations, donc leur intimité.»

Une chose est sûre, les instances comme la CNIL, G29… vont être de plus en plus à l’écoute, attentive à ce qui se passe… surtout quand on voit arriver les projets de Google ou Microsoft pour l’accès aux données médicales en ligne.

Un billet "Haut les masques" donnera des indications sur une stratégie à adopter pour préserver sa vie privée malgré la nécessaire utilisation du web.

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