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mercredi 17 février 2010

Community manager RH, éthique et marque employeur: un visage humain et multiple

J'ai eu l'occasion d'échanger plusieurs fois avec Sylwia Preysley sur la nécessité d'aborder les questions de l'éthique dans le marketing.

Et dans le cadre du recrutement ? Une entreprise qui place l'éthique dans ses priorités a une démarche positive. Le cas de l'association A Compétences Egales (réunissant aujourd'hui 750 consultants), va dans ce sens d'identifier les pratiques abusives et discriminatoires, surtout avec l'arrivée des réseaux sociaux et de ses nouveaux challenges (frontières vie publique/vie privée ...).

Les entreprises ont une responsabilité sociale importante, et les actions menées viennent (en partie) valider leur intérêt pour l'éthique. En interne, c'est une opportunité pour impliquer ses collaborateurs et encourager les actions positives. Un article du blog The Big Picture, reprend une étude US de LRN sur l'éthique avec quelques chiffres intéressants:
  • 94 percent of workers say it's "critical" or "important" that the company they work for is ethical
  • 82 percent said they would prefer to be paid less and work for a company with ethical business practices than receive higher pay at a company with questionable ethics
  • 80 percent cite disagreement with the ethics of fellow employees, a supervisor or management as the most important ethical reason for leaving a job
  • 56 percent of U.S. workers define their current company as having an ethical culture. Yet one in four say that in the past six months they witnessed unethical, and even illegal, behavior where they work. Among those, only 11 percent say they were not affected by it.
Pour les candidats, cela donne une idée de la future relation "Employeur-Employé" et de l'environnement de travail. C'est une manière d'ouvrir la boîte noire et d'offrir une visibilité suffisante pour orienter les choix.

Les entreprises doivent intégrer dans leur stratégie, les interconnexions denses et existantes hors-travail des réseaux sociaux. Du coup, les employés sont plus facilement identifiables et approchables (de par leur activité), et le bouche-à-oreille fait son chemin.

D'où la nécessité de comprendre ses collaborateurs, de les motiver, de leur faire vivre des expériences positives et de les impliquer progressivement sur les réseaux sociaux.

Quelle est la position de l'entreprise vis-à-vis de l'éthique ? Ses actions le sont-elles ? Où peut-on régulièrement trouver des exemples de cette démarche ? Quelle est la position des candidats face à ces questions ?

Sans doute ici, une autre facette du community manager RH, qui doit "réellement" mettre en application certaines orientations éthiques (walk the talk), s'assurer qu'il y a un alignement des collaborateurs (pratiques et connaissances), lancer des conversations en interne et en externe.

Couplés à une stratégie globale bien pensée, les médias sociaux viennent compléter la boîte à outils et ajouter des atouts.

A travers cette vidéo, Stuart Yoak nous parle de la nécessité d'avoir une focalisation multiple (pas uniquement financière), d'approcher toutes les dimensions de la responsabilité globale d'entreprise et de prendre en compte plusieurs intérêts.


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