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jeudi 18 mars 2010

Image-employeur et dents blanches

Ce midi, j'ai eu l'occasion d'échanger avec un groupe de 4 personnes d'un établissement financier sur leur situation au travail (pour des fonctions opérationnelles) et quelles seraient leurs options à court terme? Les principaux points évoqués:

- une déconnexion entre la sphère dirigeante et le reste de l'entreprise
- un focus sur les fins et une absence sur les moyens
- un middle-management éprouvé qui se contente du minimum et très autoritaire, rigide à la fois
- des difficultés pour les équipes terrain à se faire entendre pour communiquer les problématiques rencontrées
- une charge de travail mal évaluée et un niveau de stress croissant
- un sentiment de dévalorisation des équipes de terrain
- un turnover élevé du personnel intérimaire et des cas de prudhommes
- Top/down ... Command and Control

Malgré ces quelques points ci-dessus, cette même entreprise tente tant bien que mal d'attirer, de recruter de nouveaux collaborateurs; ce qui est tout à fait légitime si elle souhaite combler les départs.

Si les médias sociaux donnent plus de clarté et d'informations sur un employeur, les rencontres offline/IRL sont beaucoup plus parlantes pour un candidat potentiel. Le bouche-à-oreille (positif comme négatif) a lieu dans un café, dans le métro, à un repas, etc ...

"Soigner" l'image-employeur peut se révéler être superficiel (surtout dans un contexte local), si au bout du compte nous n'avons que la forme.

Le fond devrait rester une priorité avant de penser à la forme. Les collaborateurs sont-ils "engagés" ? Quelles sont les actions entreprises en interne pour garantir leur niveau d'"engagement" ? Ils sont souvent les mieux placés pour évoquer leurs expériences au travail, et sûrement les plus crédibles.

Au lieu de concentrer leur force sur leur travail, le groupe de personnes évoqué en début de post réfléchit sur la manière dont il va quitter cette société, sur les étapes de leur recherche d'emploi à venir, pour éviter d'être au chômage trop longtemps et d'avoir des problèmes financiers.
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2 commentaires:

franck a dit…

bonjour lilian,
merci pour ce témoignage, il illustre la nécessité de passer d'un régistre de la promesse à celui de la preuve.

Lilian a dit…

Absolument. Je pense que c'est une opportunité pour les entreprises qui comprennent ce passage et qui s'appuient sur une composition "people-to-people" (plus diverse et plus humaine) avec les collaborateurs jouant une partie plus importante.