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mercredi 19 mai 2010

Les réseaux sociaux sont révélateurs de ce qui nous motive vraiment

Pour poursuivre sur l'article d'hier, une vidéo un peu plus longue de Dan Pink et de ses idées sur la motivation sont disponibles dans la sidebar.

Il aborde un sujet très important qui est celui de la motivation intrinsèque. De là, on peut noter une relation existante entre ce qui nous importe vraiment et les réseaux sociaux, d'où la nécessité de mieux "profiler" les candidats (cas de la chasse de tête).

A son analyse, j'ajouterais la partie "Respect et éthique" qui pèse également sur la motivation du collaborateur dans sa relation avec les différentes personnes au sein de l'organisation.

Mise à part, la portée numérique des traces laissées sur le web, il est assez simple de dresser les "centres d'intérêt professionnels visibles" avec une possibilité de hiérarchisation selon l'intensité et une précision avec des mots-clés spécifiques.

Chaque centre d'intérêt peut être perçu comme une poche où plusieurs objets de conversation coexistent pour une éventuelle rencontre physique.

Si l'on part des 3 idées de Pink sur la motivation intrinsèque (autonomie/liberté, maîtrise, sens), les contenus que l'on crée (ou que l'on partage) dans la durée, et une analyse du sentiment peuvent être révélateurs.

Dans la plupart du temps, nous le faisons sans contrepartie financière, par passion. De là, 3 questions peuvent être posées :

- Que faisons-nous dans notre temps libre ? (en dehors du travail)
- Sur quels sujets précis, souhaitons-nous en savoir beaucoup plus ?
- Qu'est-ce qui a vraiment du sens pour nous et qui nous tient à coeur ? Quelle est notre vision et notre cause profonde ?

Du coup, le fait de s'appuyer (en partie) sur les réseaux sociaux pour faire du sourcing est plus directe, plus rapide et sans doute plus riche. On part déjà avec une première connaissance du profil du candidat.

Une approche plus relationnelle (et informelle dans le cadre) du recrutement débuterait par un objet de conversation existant dans une des poches des centres d'intérêt dominants avec une transition progressive vers le parcours professionnel et la validation des objectifs (souvent disponible sur Linkedin par exemple), et un suivi dans la durée (évolution des centres d'intérêts dominants, nouvelles activités, nouvelles expériences professionnelles, nouveaux objectifs).

Qui dit passion, dit "fort investissement personnel"! Et encore une fois, cela débute en amont d'un quelconque besoin en recrutement.

C'est une opportunité pour prendre la diversité comme un "atout stratégique", avec des profils certes atypiques mais "motivés" et capables de s'investir dans le travail.

Le fait d'avoir une présence en ligne permet de développer la relation à distance et de créer un contenu spécifique.

Pour le candidat (actif ou passif) créateur/partageur de contenus, c'est aussi une manière :

- de faire de l'introspection lors des remises en question en parallèle
- mais aussi d'avoir une approche plus pragmatique et immersive sur ce qui importe vraiment (et indirectement, mieux se connaître au final)
- de rencontrer d'autres personnes partageant un même centre d'intérêt dominant, de régulièrement échanger (online et en face-à-face) et de lancer des projets collaboratifs informels pour des mises en action

Je vous propose d'en parler au prochain Tuttle Paris (discussion mensuelle sur les médias sociaux) qui aura lieu le Jeudi 03/06 au Pachyderme.

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