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samedi 24 juillet 2010

Promesses et bouche-à-oreille

Laurent Brouat a attiré mon attention sur ce schéma de Seth Godin, sur les promesses que l'on fait, que l'on tient (dans l'idéal) et l'importance de la réalisation.

Reprenons les idées de chacun des cadrants (voir ci-dessous) :

BORED - Il s'agit de l'endroit où l'on tient sa promesse, où l'on réalise ce qui a été annoncé, mais aussi où la tâche/la mission/l'activité n'est pas du tout difficile. C'est du déjà-vu, rien d'exceptionnel et on pourrait se concentrer sur des challenges/problématiques plus importants.

IGNORED - Ici, non seulement le challenge est très modeste mais la promesse n'est pas du tout tenu. La réalisation est faible et on est donc ignorés.

ANGRY - Le challenge est de taille, l'activité est difficile à réaliser et la promesse est importante. Malheureusement, la promesse n'est pas tenue et les personnes avec qui vous interagissez sont en colère.

DELIGHT - C'est la position idéale. Une promesse ferme (et tenue) associée à un challenge très important et incroyable.


Ce qui est bien avec ce schéma, c'est qu'il intéressant pour les freelances, les candidats, les recruteurs, les leaders, etc... et toute autre personne souhaitant sortir du lot.

Dans son article, Seth Godin parle justement du paradoxe existant dans ce "jeu" des promesses. En effet, la phrase qui revient souvent est "Promise A Lot, Deliver More" ou bien "Promise A Little, Deliver A Lot", où l'on fait au contraire très attention à ne pas sur-promettre mais à réaliser quelque chose de supérieur (mais dans ce cas, on a plus de chances de se retrouver dans la position "BORED").


Dans le même temps, il est assez simple de fuir la difficulté et de se focaliser sur des challenges/des problématiques peu complexes. La concurrence est plus importante et on a une pression sur les prix ou les salaires. Travailler plus intensément (en nombre d'heures) n'est pas forcément la solution et on deviendrait un "workaholic" certifié.

Lorsqu'on regarde l'exemple de l'iPod (et surtout à ses premiers jours ), on a un appareil très simple (visuellement et dans l'utilisation) mais une incroyable capacité de stockage par rapport aux autres appareils sur le marché (et une expérience musicale différente). Dans ce cas, d'un premier aperçu on n'en attendrait pas des tonnes de quelque chose de si petit mais après utilisation, on est plus enclin à le recommander.


Le schéma ci-dessus est aussi à mettre en lien avec le concept du creux, du plongeon (The Dip) où l'on va sélectionner un challenge limité/spécifique et très difficile à relever, pour atteindre au final et sur le long terme une position plus confortable.

Quelle est votre opinion dessus? Pensez-vous qu'il est préférable de promettre peu et de réaliser beaucoup ? Ou bien, de promettre gros et de réaliser beaucoup ? Comment éviter de faire de la sur-promesse ?

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