Pages

vendredi 17 septembre 2010

e-réputation : changer de nom comme de chemise ?

Je rebondis sur un article lu ce matin chez Rue89 qui fait référence aux propos du PDG de Google, Eric Schmidt, et à la réaction de Danah Boyd, spécialiste des réseaux sociaux. Je suis assez d'accord avec elle d'ailleurs.

Pour Eric Schmidt, un problème d'e-réputation ? Changez de nom. Et ainsi, vous repartez de zéro avec une identité numérique toute neuve ! Selon lui, cela devrait se multiplier dans l'avenir et devenir normal. Pratique certes, mais pertinent ?

Ce n'est pas, selon moi, une approche à adopter. D'abord, changer de nom est un processus assez long (et qui doit être justifié, il me semble). Deuxièmement, cela sous-entend qu'il faut se re-créer une identité numérique, une e-réputation (ça demande du temps), un réseau (qui va savoir que telle personne était anciennement telle personne)... Le mélange vie personnelle et vie professionnelle peut vite compliquer les choses. Repartir de zéro oui, mais tirer immédiatement les profits de cette visibilité, non. Enfin, si quelqu'un se donne la peine et le temps de faire quelques recherche, il pourra trouver le lien entre les deux identités.

Un peu effarant comme discours je trouve, non ?

3 commentaires:

Philippe a dit…

Changer d'identité civile, c'est absurde... Mais, pouvoir changer d'identité sur le Net, c'est possible : adopter ou changer de pseudonyme en est une illustration. Les enfants adolescents auraient tout intérêt à utiliser des pseudos. Idem pour des personnes qui voudraient parler de leur vie privée en ligne.

Christiane Delarbeyrette a dit…

D'accord avec vous, c'est absurde et demanderait une énergie incroyable pour remonter une "vie". Et pour le recrutement, il n'y a plus trace de passage dans les sociétés, les écoles.. Il faudrait ensuite avoir des profils spécialisés de recherche en identité des candidats? Je pousse le bouchon un peu loin mais cela me semble tellement absurde...

eogez a dit…

@Christiane : Vous ne poussez pas le bouchon un peu loin... c'est ce qui se profile si cette approche devient monnaie courante.

@Philippe : tout à fait d'accord avec vous Philippe. C'est une façon de limiter/réduire les risques.