Bonjour Dominique, peux-tu présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Dominique Dufour, je suis consultant et formateur en Community management. Je suis journaliste de formation, entrepreneur, papa de jumeaux, et fou de voyages et de sports.

Tu portes un intérêt particulier pour les communautés. Comment s'est nourrie cette passion ?

Elle a débuté au milieu des années 90 quand j’ai commencé à écrire pour le web. Un jour, quelqu’un m’a envoyé un email pour me dire tout le mal qu’il pensait d’un de mes articles. J’ai compris ce jour-là que l’interaction avec des lecteurs/internautes allait bouleverser mon métier, et que j’aimais ça !

Après avoir été le responsable éditorial d’un important portail européen, j’ai ensuite crée ma société, spécialisée dans le tchat événementiel. Là encore, ce fut un vrai bonheur de créer un business autour de l’échanges et du partage.

J’ai ensuite enchaîné d’autres belles aventures, en France et à l’étranger. Depuis lors, je sais donc où sont ma voie et ma voix.

Tu as lancé le Café des Community Managers qui est devenu un des meetups de référence sur Paris aujourd'hui. Quelles ont été tes motivations pour cette initiative ? Quels conseils donnerais-tu aux personnes souhaitant lancer un mouvement similaire mais dans d'autres domaines par exemple ?

Mes motivations étaient, et demeurent toujours les mêmes : l’envie de rencontrer des gens, et les faire se rencontrer.

Au niveau des conseils :

- cela mobilise du temps et de l’énergie (il faut donc aimer et vouloir le faire)
- il ne faut rien en attendre pour soi, mais tout faire pour que cela enrichisse ceux que vous réunissez
- ne pas chercher à réunir beaucoup de personnes
- être persévérant et enthousiaste


Le premier numéro du magazine des communautés est paru ce mois-ci. Peux-tu nous expliquer les grands traits de ce concept et quels sont les objectifs à long terme ?

C’est un magazine qui s’intéresse à ceux et celles qui construisent, animent et modèrent des communautés où on s’y sent bien. Je m’intéresse à ces personnes parce qu’elles changent et rendent nos vies plus belles. Elles permettent des rencontres, facilitent des projets, et nourrissent nos réflexions.

Mes objectifs à long terme avec ce magazine ? Aucune idée, et c’est cela qui me plaît dans les projets que je lance : je les fais parce que j’aime créer et entreprendre, parce que ces projets me font avancer, et qu’ils mettent en valeur des personnes qui méritent de l’être.


Seth Godin a appelé ses lecteurs à se rassembler dans le monde pour un Linchpin Day. Peux-tu nous en dire plus sur celui auquel tu as participé ?

C’était le 14 juin dernier. Nous nous sommes rencontrés dans un lieu remarquable de Paris - le pont des Arts. Nous étions 15, dont un Américain et un Japonais.


J’y suis allé parce que j’aime Seth Godin, et parce que c’était l’occasion de rencontrer d’autres personnes qui l’apprécient également. Là encore, ce fut un beau moment de partage.

Cette fois-ci c'est un pique-nique des Community managers qui va prochainement s'organiser. Qui est invité à venir ? Où s'inscrire ?

L’été, le Café des Community managers devient un pique-nique - ce qui est très agréable :) Le prochain pique-nique se déroule le mercredi 21 juillet, au Champs de Mars, en face de la tour Eiffel. Toutes les personnes intéressées par les communautés y sont les bienvenues. Seule obligation : apporter un peu plus à boire et à manger pour partager avec les autres participants ;)

Le blog :
http://www.managerunecommunaute.com


Le mag des communautés
http://www.lemagdescommunautes.fr

Les formations
http://www.lesateliersducommunitymanager.com

Le Café des Community managers :
http://www.meetup.com/cafedescommunitymanagers/

Nous les papas
http://www.nouslespapas.fr

Twitter
@blog_communaute

Voici une traduction de l'article de TechCrunch, paru hier, sur l'application Work for us.

Facebook est un outil idéal pour rester en contact avec des amis. Et bien sûr les marques l'utilisent comme outil de marketing en créant des Fan pages. Mais il peut aussi être utilisé par les entreprises comme un outil de recrutement. J'ai déjà écrit de manière anecdotique sur la manière dont Citysearch utilise Facebook pour recruter en créant des annonces ciblées. Eh bien, maintenant il ya une application Facebook à part entière qui fait ça : Work for us.

Work for us crée un onglet sur la page Fan d'une société, qui fait office de mini-tableau de bord dédié à l'emploi. Vous pouvez voir un exemple ici pour BuildASign ou SPG Creative Marketing. Les personnes peuvent candidater à un poste directement depuis Facebook, ou "aimer" un job et aussi le diffuser à ses amis. Les recruteurs peuvent également créer une annonce Facebook pour n'importe quel poste et de la pusher vers des utilisateurs ciblés.

La compagnie derrière Work for us, c'est Work4Labs, une start-up créée par les business angels français Stéphane Le Viet et Gautier Machelon. A l'heure actuelle, 2.000 entreprises ont ajouté l'onglet Work for us à leur Fan page Facebook, parmi lesquelles State Street et les divisions françaises d'Accenture et Grant Thorton. L'application est gratuite pendant les 30 premiers jours, ensuite Work4Labs proposent des abonnements allant de 9 $ par mois (5 offres d'emploi) et à 500 $ par mois (offres d'emploi illimitées). Plus de détails chez AppBistro.

Provoquer puis accompagner le changement

Posted by Lilian Mahoukou On mardi 29 juin 2010 0 commentaires

Face à toutes les conversations autour du travail et de la prise en main de sa vie professionnelle, il convient de parler de l'état d'urgence. Il s'agit du moment où l'on a très peu de marges de manoeuvre et de choix, et où la concurrence est importante.

Bien sûr, il existe pas mal de situations où on ne peut vraiment rien faire; face à des facteurs exogènes absolument non maîtrisables par exemple.

Cependant, la question du choix est liée à 4 grandes phases empiriques pour les compétences (ou plutôt des combinaisons de compétences, en phase ses propres valeurs): Emergence - Démocratisation - Maturation - Obsolescence

Ce qui était exceptionnel il y a 12-18 mois le sera moins dans les jours qui suivent, jusqu'à subir le changement plutôt que de le provoquer et de l'accompagner.

Bonjour Franck, nous avions eu l'occasion d'échanger sur les initiatives pour l'Espace Carrières et l'image-employeur du groupe Société Générale. Quels résultats durant la période qui vient de s'écouler ?

La stratégie que nous avons décidé d'adopter depuis quelques mois, à savoir compléter la présence du site recrutement par des actions plus ciblées, avec plus de proximité et davantage basées sur de l'échange, semble plutôt bien fonctionner.

Le compte Twitter (@CareersSocGen) commence à bien s'installer et être bien identifié, nous avons près de 1300 followers. Le blog et le compte twitter de la mission handicap (@TousUniques) commencent également à trouver aussi leur vitesse de croisière. Nous commençons à développer une bonne communauté autour de cette thématique de l'emploi et du handicap, et nous envisageons d'inviter des personnes externes à participer à la rédaction de billets.

Nous avons commencé à développer certaines actions de présence sur FB, certaines ont très bien fonctionné, comme pour Citizen Act, et nous allons donc pousser encore plus loin les actions sur ce sujet, comme par exemple y lancer à la fin du mois un tchat roulette; car les participants ont exprimé le souhait de pouvoir se retrouver.

Les candidats (actifs comme passifs) semblent vouloir ressentir certaines affinités avant de postuler. Comment allez-vous vous appuyer sur le "conseil" pour vous rapprocher d'eux ?

Nous allons continuer à faire vivre notre compte Twitter avec la même exigence afin qu'il soit le plus utile possible pour les candidats.

Toujours dans l'objectif d'apporter des conseils aux candidats, nous allons lancer une nouvelle chaîne conseils d'experts sur careers.socgen.tv, qui abordera des sujets très concrets comme la manière de parler rémunération, d'adopter une attitude positive en face d'un recruteur, ou encore d'aborder les tests ou de parler de ses points faibles. Nous allons commencer avec un premier lot d'une dizaine de séquences vidéos.

Idéalement, je voudrais que pour les prochaines, ce soit les internautes candidats qui choisissent les sujets qu'ils souhaitent voir traités. Une page FB dédiée à l'alternance a été également créée : il y a une bonne adéquation de cible entre le sujet sur ce réseau, et on voit qu'il y a une forte attente de conseils qui n'est pas satisfaite.

L'espace Carrières reste un des éléments fondamentaux pour attirer les candidats, en combinant les possibilités qu'offrent les médias sociaux. Quelles sont les nouveautés à venir pour le site CareersSocGen ?

Nous avons conclu un partenariat avec une société (Néopodia), qui réalise des podcasts audio ou vidéo à caractère pédagogique.

Ce partenariat a pour objectif de lancer une chaîne éco-finance destinée surtout aux lycéens pour expliquer les grands concepts économiques comme le micro-crédit, le marché des matières premières, l'invention du système bancaire, etc...

Nous allons également être davantage présents sur les réseaux pro que sont linkedin et viadéo, en trouvant des combinaisons qui permettent une présence pérenne tout au long de l'année, et qui présente un intéret réel pour les candidats qui soit ici encore en adéquation avec ce qu'ils peuvent attendre d'un réseau social; ceci pour compléter et rendre plus efficace nos actions plus traditionnelles de sourcing sur ces mêmes réseaux.

Il est effectivement important que les candidats se sentent en affinité avec l'entreprise pour laquelle ils postulent, qu'il s'agisse des valeurs, des ambitions affichées, des méthodes de travail, de l'ambiance générale, mais aussi très concrètement sur la dimension de l'entreprise, le secteur d'activité, les produits ou services.

C'est pourquoi il est important d'être transparent de part et d'autre.

Une erreur de recrutement, c'est toujours deux insatisfaits : le candidat et l'entreprise. Il est donc essentiel de se connaitre le mieux possible avant de "conclure".

Nous essayons donc de développer des échanges en choisissant certains sujets précis, comme par exemple le handicap, ou les conseils pratiques, et ainsi d'échanger avec des candidats qui ont un réel intéret pour le sujet posé, donc qui participeront activement aux échanges. Les réseaux sociaux sont de ce point de vue un excellent moyen.

Peut-être avez-vous entendu parler de Corporama.com. , un moteur de veille pour les petites/moyennes entreprises. Si non, voici une interview de son co-fondateur, Eric Barnet, qui vous permettra d'en savoir plus. Merci à lui d'avoir pris le temps de répondre à nos questions, étant donné le lancement récent du site.

Pouvez-vous présenter ?

Je suis Eric Barnet, co-fondateur de Corporama.com. Depuis 2000 j'ai créé plusieurs sites Internet dont E-recrut et Kelformation.

Corporama, c'est quoi ?

Corporama est aujourd'hui un agrégateur de données sociétés qui scanne le web pour présenter de façon structurée l'ensemble des actualités, liens, documents, données, ... présents sur internet et associés à une entreprise. Corporama sera demain un moteur de veille qui permettra d'être alerté sur tout événement ou toute nouvelle publication web lié à une entreprise.


Qui est derrière Corporama ?

Corporama est une jeune société indépendante créée par 3 passionnés du web.

A qui s'adresse cet outil ?

Corporama s'adresse en priorité aux TPE et PME qui ne disposent pas d'outils de veille internet soit par manque de moyens financiers pour accéder aux grosses solutions du marché, soit par manque de ressources techniques pour développer des outils internes performants. Dans ces TPE/PME, Corporama s'adresse aussi bien aux dirigeants, qu'aux équipes commerciales ou marketing.

Un exemple de recherche-type ?

Plusieurs exemples si vous le voulez bien ^^.
Je suis chef d'entreprise et je souhaite surveiller en permanence ce qui se dit sur ma société : actualités, blogs, avis de clients, media sociaux, ...
Je suis commercial et je souhaite m'informer de l'actualité, des recrutements, des évolutions légales de mes clients et des mes prospects pour améliorer l'efficacité de ma démarche commerciale.
Je suis responsable marketing et je souhaite surveiller l'activité de mes principaux concurrents : information légale, actualités, recrutements, réseaux sociaux professionnels, achat de marque, publication de documents commerciaux, ...

Comment ça marche ? (quelles sources, type d'analyse...)

Aujourd'hui nous utilisons tous les outils de crawling existants afin de se rapprocher de l'exhaustivité.
C'est évidemment un travail d'optimisation et d'enrichissement de contenus permanent puisque la version Bêta en ligne aujourd'hui ne représente que 50% du contenu que nous souhaitons proposer à terme aux internautes.
Les analyses qualitative et quantitative seront disponibles à partir de la rentrée avec la mise en ligne des outils de veille à proprement parler.

Quelles sont ses particularités ? Qu'est-ce qui le différencie des sites du même genre ?

Pour la conception de Corporama, nous avons privilégié la simplicité d'utilisation, l'accès immédiat et structuré aux données, et une couverture des contenus à la fois globale et dédié au monde du business. Ce sont les utilisateurs qui nous diront si c'est le bon choix ...

Quelles sont les perspectives ?

Il est encore tôt pour savoir si Corporama sera un succès, mais les premières statistiques d'utilisation et les retours utilisateurs sont largement supérieurs à nos attentes ! Au delà de l'enrichissement continu de l'outil, notre prochaine grande étape sera la mise en place d'un service payant de veille.

Merci.

Merci à vous et longue vie à votre blog !

Il est bon d'être ridicule

Posted by Lilian Mahoukou On samedi 26 juin 2010 2 commentaires

Est-il professionnel de lancer tel ou tel tweet ? D'exprimer un quelconque sentiment ? Est-il préférable de ne pas donner son avis de peur de froisser, même si la critique est tout à fait constructive ? Le titre de ce billet n'encourage guère à être ridicule pour être ridicule, mais à tout simplement être soi-même et humain.

Les réseaux sociaux sont "visiblement" des mosaïques et des foules d'identités numériques. Mais cela ne veut pas dire, absence de naturel, de sentiments, de spontanéité. Le ridicule comme l'erreur sont relatifs et perçus comme tels selon des visions du monde. Autrement dit, quoique l'on fasse, il y aura toujours des personnes qui nous encouragent, d'autres qui critiquent et d'autres sans avis.

Pourtant, ce qui semble intéressant c'est bien le côté émotionnel et humain, ce que les gens dégagent (pas du stricto-professionnel). Pensez-vous que les pressions sociales à la perfection et à la norme sont des freins à l'usage des médias sociaux ?

Debrief du RH 2.0 Camp d'hier - #RHCamp

Posted by Lilian Mahoukou On vendredi 25 juin 2010 0 commentaires

Le Twitter RH Apéro lancé par Julien Martel il y a quelques mois a abouti à l'organisation d'un RH Camp 2.O riche en contenu et en challenges. Un grand merci à Linkedin, Taleo, Talentys, Stonfield, Altaïde et I&E pour l'organisation.

Il était assez difficile de faire le choix entre les thèmes proposés (intéressants les uns des autres). La question de l'intégration du 2.O a été constante.

D'excellentes initiatives d'ING Direct dans leur récent recrutement d'un community manager. Le cas de la Société Générale Carrières (CareersSocGen) a été également repris comme exemple à plusieurs reprises. Les initiatives d'Alcatel-Lucent ont été très intéressantes également, avec une vraie stratégie d'usage et une réelle intégration des technologies sociales.

Voici quelques points abordés :

Session 1 - 2.O et recrutement

- blogging et réseaux sociaux pour attirer les bonnes personnes, rapidité et richesse des profils
- intérêt de la personnalisation dans les emails professionnels diffusés et les interactions
- cas de la société Twenga qui passe par Linkedin pour des profils pointus

Crédit photo

Session 2 - 2.O et réputation employeur

- deux facettes à prendre en compte (opportunités et risques)
- comment se défendre face aux commentaires négatifs ? Quand faut-il demander à les retirer ?
- quelles stratégies pour développer sa proactivité et quels outils de monitoring utiliser ?

Session 3 - Community Management interne

- quelles actions pour les 3 phases suivantes ? (Lancement - Croissance - Maturation)
- comment identifier les champions (ceux qui ont une motivation et une passion importantes) ?
- comment aller vers une acceptation culturelle (en amont) ?

D'autres sessions tournaient autour de la génération Y, de la collaboration et du management, du travail à distance, des réseaux sociaux internes ou encore de la Talent Intelligence. Je vous invite à suivre le hashtag #RHCamp sur Twitter et la page Recrutement et RH 2.0 sur Facebook.

Regionjob.com a mené une enquête sur les réseaux sociaux et le recrutement. Voici quelques chiffres extraits du rapport.

Côté candidats (2200 candidats interrogés)

  • Sites de recherche d'emploi : 97 %
  • Candidatures spontanées : 71 %
  • Réseaux sociaux : 36 % (34 % pensent qu'ils sont utiles)
Rien d'étonnant. Je suis toutefois surprise par le chiffre pour les candidatures spontanées. Cela dit, si on regarde ci-dessous, pour les responsables RH, le pourcentage (80 %), on en déduit que ça convient à tout le monde. En ce qui concerne le point 3, ça reste cohérent : utilisation/intérêt. C'est plutôt bien je trouve. Car utiliser des outils sans être convaincu de leur intérêt, à quoi bon.

Côté responsables RH (157 responsables RH interrogés)
  • Sites d'emploi (88 %)
  • Candidatures spontanées (80 %)
  • Sites de RH de l'entreprise (61 %)
  • Réseaux sociaux (47 %) (19 % pensent qu'ils peuvent y trouver des candidats)
Rien de nouveau non plus, les jobboards dominent. Par contre, pour les réseaux sociaux, les responsables RH sont moins convaincus que les candidats, semble t-il...

Les limites du succès professionnel sur un CV

Posted by Lilian Mahoukou On lundi 21 juin 2010 2 commentaires

Savoir vendre ses compétences, ses qualités aux potentiels employeurs est l'un des conseils les plus récurrents. Les trous, la multiplication de courtes expériences, des fonctions exercées dans des secteurs éloignés et autres aspects visibles sur un CV peuvent alimenter de la suspicion, et probablement entamer le niveau de confiance.

De manière générale, notre société nous presse à la perfection et à ce qui est conventionnellement défini comme étant un succès. Le fait d'avoir travaillé pour telle ou telle entreprise ouvrirait un peu plus les portes.

Carol Bartz parlait d'un raisonnement en pyramide, lorsqu'il s'agit d'évoquer l'évolution professionnelle, avec cette base construite à partir de mouvements latéraux.

Hormis ces mouvements, l'expérimentation est aussi un point important à prendre en compte et surtout l'intelligence émotionnelle face aux situations les plus difficiles.

Paradoxalement, je trouve que les périodes difficiles (et les erreurs dans certains cas) sont là pour fortifier, apprendre à rebondir et à prendre des décisions.

Quels ont été les enseignements tirés de ces périodes creuses ?

Partir sur des profils-type, un CV (quasi)parfait et plein de succès peut être réducteur. Le jeu de l'ouverture permettrait d'aller à la rencontre de profils certes plus atypiques mais plus affûtés, ayant d'énormes potentiels et ayant appris bien plus de choses grâce à l'erreur ou aux situations difficiles. Voilà un autre angle en faveur de la diversité et de la mise en avant de l'humain.

On peut très bien avoir un CV parfait sur le papier (ou maintenant sur la Toile) mais n'avoir fait que le strict minimum.

Dans un monde qui évolue vite et qui implique des sorties de zone de confort, la motivation, la flexibilité et la capacité à intégrer des changements majeurs sont trois atouts non-négligeables (et sûrement plus important qu'un bel historique).

C'est pour cette raison que le fait d'avoir une identité numérique rééquilibre un peu le tout et donne à tous, la possibilité d'user de sa voix pour librement s'exprimer et partager ses centres d'intérêt dominants.

Vous avez manqué le premier ? Vous y avez participé et vous avez aimé ? Eh bien, voici l'EreputationCamp n° 2. Les uns vont pouvoir se rattraper, les autres revenir pour tirer encore plus profit des échanges et discussions. Il aura lieu le 18 septembre 2010 !


Vous pouvez déjà faire des propositions de sujets. Et les sponsors sont les bienvenus.

PS : j'espère que le t-shirt sera aussi réussi que celui de la première édition, que j'adoooore !

Dans ce talk show, "Toutes les France", l'animateur Ahmed El Keiy propose à Louise Merzeau, Edouard Filias, François-Bernard Huyghe et Emery Doligé de répondre à la question "Avez-vous une bonne e-réputation ?"

Avez-vous une bonne E-réputation ? avec Edouard Fillias from referencement on Vimeo.



L'émission est aussi disponible ici.

Innover en réparant ce qui est cassé

Posted by Lilian Mahoukou On dimanche 20 juin 2010 0 commentaires

Où trouver des idées folles ? Comment s'y prendre pour faire du brainstorming ? En dehors des cas de problématiques artistiques poussées, il y a tout de même comme une sur-exigence en créativité. Vanina Delobelle partageait l'histoire de la "balance delete" qui n'affiche pas le poids que l'on fait mais plutôt ce qui nous reste à perdre. Pour cet exemple, nul besoin de technologies avancées mais juste une différente manière de percevoir les choses et d'ajouter sa touche.

En d'autres termes, nous avons déjà des éléments sur lesquels travailler pour un résultat créatif.

Il n'est pas rare d'entendre des entrepreneurs ayant fondé leur société à partir d'idées qu'ils n'ont pas pu mettre en place lorsqu'ils étaient employés; pour cause de résistance au changement, de barrières diverses, etc...

De ce fait, écouter les personnes de manière active peut être aussi l'occasion de rebondir et de rapidement prototyper des idées.

Et il y a aussi ces multiples problématiques à résoudre dans les organisations, celles qui sont traînées sur plusieurs années (faute de ressources, de perception ou de focalisation) ou qui s'additionnent en fonction d'une actualité, d'éléments du macro-environnement. Ici, tout n'est souvent pas traité, on essaie d'aller à l'essentiel.

Pour certaines organisations, tant que le chiffre d'affaires reste satisfaisant et que les profits permettent de satisfaire les parties prenantes, il n'y a pas lieu de s'attarder là-dessus. Une mentalité 'Business as usual' avec des discours du type "On a toujours fonctionné comme cela et les résultats le prouvent. En quoi un quelconque changement apportera-t-il plus de valeur ?".

Ces problématiques non traitées sont les fameux verres cassés et une des voix vers de l'innovation très concrète. Dans sa présentation à la conférence Gel intitulée "Broken", Seth Godin (encore!) liste les quelques raisons qui amènent les personnes et les organisations à ne pas réparer ce qui est passé; une véritable opportunité pour d'autres pour innover et proposer de nouveaux services.

Ceci est valable pour les actions originales que l'on souhaiterait entreprendre, que ce soit dans le cadre des études, d'une association, d'une entreprise ou encore d'une recherche de poste, le réflexe créatif est un véritable atout.

Si la créativité est indispensable pour sortir du lot, dans ce cas il nous faut prendre l'habitude d'écouter, d'observer et d'identifier ce qui est cassé (ou ce qui est cassable si l'on se place dans le cadrant de la disruption).

Le principe de Peter propose une autre vision de l'évolution professionnelle, en défendant l'idée selon laquelle chaque employé s'élève jusqu'à son seuil d'incompétence et qu'une évolution verticale n'est pas toujours avantageuse.

Dans le même temps, si l'on ne s'attache qu'aux tâches pour lesquelles nous sommes compétents, nous évitons les prises de risque et les sorties de cadre pour volontairement maintenir un certain contrôle sur nos outputs.

Selon Carol Bartz, il y aurait des pressions sociales à penser qu'à une évolution verticale et à visionner une échelle. Et si elle était remplacée par une pyramide ? Cette dernière a la particularité d'avoir une large base sur laquelle on travaillerait nos fondations. Dans ce cas, les mouvements latéraux professionnels sont tout à fait constructifs et positifs.
Plus loin, elle poursuit que sur une quarantaine d'années d'activité, nous avons le temps d'explorer pour ensuite envisager des trajectoires plus affinées et plus de responsabilités.

Aujourd'hui, les intitulés de poste veulent tout et rien dire. Deux personnes ayant le même intitulé au sein d'une même entreprise peuvent avoir des rôles complètement différents. Les méthodes d'orientation scolaire classiques attirent notre attention sur le métier-même et ensuite le choix de la formation adéquate.

En période de non-activité, penser "intitulé de poste" et faire une recherche basique par métier peut être contre-productif, réducteur. Et c'est là où l'on peut se décourager en pensant que l'on est fait que pour certains métiers; et que l'on se met des oeillières pour finalement oublier toute possibilité de ré-orientation, de changement.

C'est cette même vision bureaucratique qui nous fait penser qu'un diplôme est suffisant pour exercer tel ou tel métier (et gravir des échelons) et qui nous fait oublier la richesse de la diverstité ainsi que de la transférabilité des compétences.

Penser "rôles" part sur un schéma de pensée plus ouvert pour plus d'alternatives potentielles et s'échapper du schéma Diplôme Y = Emploi Z.

En commençant chez 1000Heads et en explorant un peu plus ce qui se passe en Angleterre, l'accent porté sur les rôles m'a le plus marqué avec le recherche d'un impact en interne comme en externe. Ces derniers sont pensés en fonction de problématiques spécifiques identifiées et offrent un réel avantage. On se place ainsi dans une logique de création et de développement.

Je trouve qu'il y a plus de liberté et de flexibilité comme cela. Ensuite, comme sur tout marché, les personnes sollicitées suivent ou pas et il faut s'accrocher. De par une veille active sur les problématiques émergentes, on va être proactif et faire évoluer ce rôle. Les activités informelles sont aussi des éléments à prendre en compte et à intégrer. Et il est très rare qu'on le fasse pour vous.

Dans le carnet osé dont il était question quelques articles auparavant, quels sont les rôles associés que vous avez réussi à designer ?

Une question à laquelle on peut tenter de répondre et sur laquelle je vous invite à débattre. Jeff Brenman avait publié une présentation très complète (voir au bas de ce billet) il y a plusieurs mois sur quelques pistes d'évolution du travail. Certaines dynamiques citées sont déjà visibles et la question de l'identité numérique garde son importance.


Passages-clés :

- "Si vous travaillez dans la programmation web, le marketing online ou dans le secteur de la téléphonie mobile... Votre job n'existait pas il y a 20 ans"
- "Les entreprises gaspillaient des millions de dollars à payer des employés pendant leur baisse de régime" (et périodes non productives)
- "Le travail était associé à un lieu. Aujourd'hui, les équipes projet utilisent des outils we pour travailler ensemble partout dans le monde"
- "La localité ne sera plus une barrière"
- "Le travail sera plus concurrentiel"
- "Personne ne vous paiera pour votre diplôme"
- "L'apprentissage informel est rendu très possible"
- "La concurrence pour les jobs ne se limitera plus à l'endroit où l'on réside"
- "1 organisation sur 4 prévoit d'augmenter ses dépenses en services externalisés de 25% ou plus cette année"
- "Plus que la simple réduction de coûts, l'innovation est la motivation principale derrière ces externalisations"
- "Pour rester en poste, il est essentiel de sortir du lot"
- "Le mot carrière est dépassé"
- "Les équipes projet commencent de plus en plus à ressembler à des équipes de production de films"
- "Les personnes auront plus de liberté et de pouvoir qu'auparavant"
- "Les employeurs auront accès à une force de travail plus importante (en volume) et plus qualifiée"

La séance d'applaudissement a été utilisée par Seth Godin lors de sa présentation à New York pour la sortie de son livre "Tribes". Lors de son Linchpin Road Trip et son escale à Boston hier, il a réitéré ce passage.

Un signe de synchronisation. Celui d'un groupe de personnes réunies autour d'un centre d'intérêt, d'un but commun comme le décrit ce passage : In this new market, there are many pockets of “in sync”.

La comparaison peut être également faite lorsqu'on aborde la question de l'engagement des collaborateurs. Sont-ils passionnés par ce qu'ils font ? Prennent-ils de réelles intiatives pour aider l'organisation à faire la différence, à avancer ?

Comme on l'a vu précédemment, la partie externe de la communication RH est importante. Celle interne est essentielle et n'est pas à négliger, dans un contexte où un véritable bouche-à-oreille a lieu entre les empoyés et les personnes extérieures à l'entreprise.



Cette interprétation de Toto est un bel exemple de synchronisation d'une communauté de personnes et d'engagement :

- Le chef d'orchestre peut être assimilé au dirigeant
- La chanson Toto à la stratégie
- Les instruments (classiques comme vocaux) comme des moyens pour l'exécuter
- La synchronisation et l'engagement des personnes pour une action collective
- Le style de l'interprétation comme un trait culturel
- Le public comme partie prenante et appréciant la prestation

Essai : 6 C de l'employabilité

Posted by Lilian Mahoukou On 0 commentaires

Pas mal d'articles sont partagés sur ce blog sur les thèmes de l'emploi en l'occurence. Aujourd'hui, je vous propose de consolider un peu le tout avec quelques points repères utilisés à travers ces 6 C. L'employabilité se travaille en continu et sur la durée (tel un véritable muscle), en période d'activité comme en période de transition. Comme on l'a vu dans le précédent article, le travail ne s'arrête à la badgeuse et aux murs de l'entreprise. Ce qui se fait en dehors du cadre de l'entreprise est tout aussi important, et nous fait réaliser que l'on a le choix et que c'est à nous de décider.


C ontenu - Aujourd'hui, il est clair que la création comme son partage amène à des conversations. Que ce soit online ou offline, ce contenu permet de véhiculer des idées.

C ontribution - La jouer perso n'a jamais été perçu de manière positive dans les sports collectifs. Au sein des groupes, des communautés auxquels on fait partie, il s'agit de se poser la question "De quoi ce groupe aurait-il besoin pour encore plus avancer ?"

C ontact - Le développement de relations durables et authentiques est bien plus humainement enrichissant qu'un simple partage de contenu. Derrière les avatars et les lignes d'article, il y a de vraies personnes à aller rencontrer, il est donc intéressant d'être mobile. Dépasser le virtuel est nécessaire, pas nécessairement pour remplir ses objectifs perso mais surtout pour aider son prochain, donner. Ce qui est intéressant avec les leviers d'aujourd'hui, c'est que l'on peut faire à une échelle internationale. Pourquoi pas prendre l'initiative d'organiser des apéros, des rencontres professionnelles ?

C ompétence émergente - Si l'on regarde de plus près l'impact des médias sociaux sur les fonctions de l'entreprise (marketing, RH, etc...), on se rend compte des conséquences positives et intéressantes. De nouvelles problématiques émergent et le fait d'avoir un oeil approfondi sur un segment donné (qui va constituer le périmètre thématique) procure un avantage considérable. User des techniques de disruption permet aussi de dégager des problématiques nouvelles avec un besoin associé en compétences.

C réativité - Chaque jour du contenu est créé dans la blogosphère, dans la twittosphère. Il est aisé de tomber sur des articles très similaires et d'avoir une certaine redondance. Sortir de la chambre d'écho signifie aussi "oser" prendre un angle différent, approfondir certains sujets quand d'autres le font moins.

C ourage - Les critiques sont toujours présentes que l'on fasse quelque chose de bien ou pas. Celles constructives donnent des éléments pour avancer. Il peut arriver des moments où l'on veut abandonner, encore plus si les idées que l'on défend sortent du cadre et si l'on juge vraiment valable l'objectif poursuivi. Rien n'est facile, rien n'est linéaire, ni gagné d'avance.

Faut-il re-penser le travail ?

Posted by Lilian Mahoukou On jeudi 17 juin 2010 0 commentaires

Aujourd'hui, bon nombre ne se limitent guère à leur simple fiche de poste. La création et/ou le partage de contenus permet de faire parler nos centres d'intérêt dominants, de rencontrer de nouvelles personnes et d'envisager des réorientations professionnelles. Cela est-il toujours du travail ? Une compensation financière des efforts est-elle toujours associée au mot "travail" ?

Don Tapscott et son livre Wikinomics a un peu plus éclairé les personnes sur les nouvelles dynamiques qui se mettent en place autour du travail collaboratif.

Tom Peters a fait de même avec son fameux Brand You!.

Seth Godin et son concept du linchpin approfondit sa réflexion à travers un dernier billet (Goodbye to the office) sur la fin du travail en usine et au bureau.

Dave Crenshaw expose les effets contre-productifs du multitâche.

Henri Kaufman nous fait des revues régulières du livre ReWork dans ses Conseils du Lundi (en voici un extrait ici).



Tim Ferris nous fait l'éloge de la semaine de 4h.

Il existe certainement d'autres références sur les nouvelles conceptions du travail. Si le travail devait changer, que proposeriez-vous ?

Je vous invite à partager votre liste et vos idées dans les commentaires.

Foursquare, Dis-moi où et beaucoup d'autres sites du même genre permettent la géolocalisation et/ou l'ajout d'informations et/ou l'évaluation des lieux, des restaurants... Ces nouveaux services, grâce à l'augmentation de l'utilisation de smartphones devraient de plus en plus devenir des outils par lesquels une réputation se fera et défera. C'est Eric qui m'a mis la puce à l'oreille, à Devcom Nord, dans le cadre d'une table ronde dédié à le-réputation des entreprises à laquelle je participais.

Cas Foursquare :

  • Imaginons que j'aille dans un restaurant à Paris. Hop, un petit check-in. Rien ne m'interdit d'ajouter une information du genre : "service moyen et menu pas très varié". La prochaine personne de mon réseau qui fera un check-in dans ce lieu sera immédiatement informée.
Cas Dismoioù
  • Imaginons également qu'un touriste, de passage à Lyon, soit à la recherche d'un petit bar sympa. Il fait une petite recherche dans Dismoioù et reçoit une liste de propositions. A votre avis, dans quel bar va t-il aller ? Celui où il y a plusieurs commentaires négatifs ou celui qui est très bien noté ?
PS : Bien sûr, les avis peuvent être divergents (les goûts et les couleurs ça ne se discute pas), et on n'est pas à l'abri d'une manipulation des commentaires ou de l'évaluation donnée.

Croyez-vous que les commerçants aient déjà pris conscience de tout ça ? De l'impact d'une recommandation, de l'influence d'un utilisateur influent sur son réseau ? Certains d'entre eux certainement, notamment aux Etats-Unis, et plus particulièrement les grandes marques (Starbucks, Domino's pizza...). Et en France ? On a des restaurateurs qui expérimentent ces outils ?

La pile de CV et l'enième candidat

Posted by Lilian Mahoukou On lundi 14 juin 2010 0 commentaires

L'émancipation a ce lien étroit avec la liberté et la possibilité de mieux se faire entendre. Aujourd'hui, c'est ce que nous observons (candidats comme recruteurs) et c'est ce qui peut jouer le rôle de catalyseur dans la construction de vraies relations.

Mieux se faire entendre. La voix est donc sujet. Pas celle qui est la plus bruyante et piégée dans une chambre d'écho, mais celle qui est différente et reliée à un changement.

Le CV traditionnel est statique et donne un aperçu à un instant t. Les leviers que sont les médias sociaux permettent de rendre les choses plus dynamiques, plus entraînantes, de ne pas être un(e) simple enième candidat(e), à condition d'être pro-actif sur la durée.

L'un n'irait pas sans l'autre, le CV reste présent dans la grande majorité des processus de recrutement.

Les activités pro "extra et volontaires" sont reliées à des centres d'intérêt dominants et des terrains de jeu non négligeables. C'est également une manière de se faire une idée de ce que l'on veut vraiment faire dans les jours qui suivent, mais aussi d'avoir une vraie expérience.

C'est aussi là où le côté formel et administratif du contrat semble peser. Nul besoin d'en avoir un pour lancer des projets collaboratifs ambitieux, organiser des meetups... pour utiliser sa voix.

L'excellent site Thot Cursus sort cette semaine un dossier en grande partie dédiée au recrutement et à l'emploi. Comme d'habitude, on y trouve :

Et puis, pour ceux qui préfèrent les images aux longs discours, et qui veulent sourire un peu, il y a une série de mini-BDs à consulter (Asymptote et ses amis)

Recrutement sans CV. Recrutement Zen ?

Posted by Lilian Mahoukou On mardi 8 juin 2010 2 commentaires

Garr Reynolds, auteur du livre Présentation Zen, offre de nouvelles perspectives dans la manière dont nous concevons nos slides pour les rendre plus impactantes.



Une des idées reprises dans le concept "Zen" est celle de l'oeil du débutant. C'est à partir de cet angle que s'ouvrent de nouvelles perspectives, que la curiosité prend le dessus et que la sensation d'être hors-cadre est moins pesante. Qu'en est-il du recrutement aujourd'hui ?

Devant certaines tendances à la diplomite dans l'Hexagone, des initiatives telles que "Recruter Sans CV" suivent en fait le fil "Zen", en acceptant de rencontrer des personnes au profil atypique.



Pour l'employeur, les avantages sont nombreux :

- il ne va pas recruter des clônes et des personnes apportant des alternatives conventionnelles
- de la curiosité et un esprit de découverte pour dénicher des terrains vierges
- un focus sur le potentiel, la motivation et les compétences transférables
- une plus grande agilité et une ouverture aux idées les plus originales

Par ailleurs, cela procure une force non négligeable dans le recrutement. En effet, pendant que la majeure partie de la concurrence se focalise sur des profils arrêtés, la lutte s'intensifie. Par contre, lorsqu'on introduit un peu plus d'ouverture et moins de rigidité dans les profils, on peut trouver des personnes tout aussi efficaces (voir plus) et non sollicités.

Le raccourcissement du cycle de vie des produits (notamment technologiques) amène à repenser la place de l'innovation. De ce fait, les forces du changement se font graduellement sentir au fur et à mesure des cycles, et de nouveaux paramètres se mettent en place.

Dans ce contexte encore, ce ne sont pas les diplômes qui feront toute la besogne pour se tenir à jour, mais plutôt une grande partie l'apprentissage social et stratégique combinés à une importante curiosité.

Analyse de CV par Jacques Froissant

Posted by Lilian Mahoukou On lundi 7 juin 2010 0 commentaires

Pour changer avec les longs articles sur l'écriture d'un bon CV, voici une vidéo synthétique avec quelques conseils-clés pour mieux se présenter.

Le dernier Tuttle Paris a été l'occasion d'aborder de nouveaux sujets, tels que celui de l'emploi et des médias sociaux.

Comme on a pu le voir à travers plusieurs articles, ils facilitent une communication plus directe et éliminent les distances hiérarchiques.

Des rassemblements tels que Tuttle Paris, le Café des Community Managers, les barcamps ou autres, sont des espaces informels où ont lieu des conversations et des rencontres qui peuvent changer des parcours.

Pour le recruteur, ces espaces sont plus qu'avantageux puisqu'il entre directement dans un environnement ciblé (par rapport aux profils qu'il recherche). Quand vient la discussion avec une personne en recherche d'emploi, il est préférable d'entrer par les centres d'intérêt dominants, de poser une étiquette de professionnel à son interlocuteur et non de chercheur d'emploi.

Différent

Posted by Lilian Mahoukou On dimanche 6 juin 2010 0 commentaires

Simple et descriptif, c'est le titre du livre écrit par Youngme Moon (professeur à la Harvard Business School). J'ai découvert sa vidéo via la communauté Ning Triiibes. Elle illustre principalement des dynamiques liées au marketing. Qu'en est-il d'autres domaines tels que la carrière, le recrutement, la recherche d'emploi, etc ... ? La logique semble rester la même. Faire comme tout le monde rassure, on se maintient ainsi dans un cadre avec des règles de jeu pré-établies. Opter pour un chemin différent et sans doute plus intéressant, c'est justement ce challenge qu'elle nous invite à relever.

Un cas exceptionnel "emploi" a suscité un buzz ces derniers jours aux Etats-Unis, à savoir le licenciement d'une jeune femme (Debrahlee Lorenzana) de chez Citibank. Le motif : son apparence physique abaisserait la productivité de ses collègues homme ... est-ce vraiment justifié ? Cela ne relève-t-il pas d'un jugement plutôt arbitraire ?

Une présentation d’Olivier Ertzscheid pour l’Urfist de Rennes en presque 200 slides ! Bonne consultation !

De l'action vient la clarté

Posted by Lilian Mahoukou On mercredi 2 juin 2010 2 commentaires

L'introspection est une phase essentielle pour ensuite entrer en phase d'action pour un emploi, une carrière, etc ...

Etant donné qu'elle est également une forme d'analyse, une focalisation trop importante dessus peut créer une paralysie et un retard de la mise en action. Par ailleurs, il s'agit d'aller vite et de raisonner sur des "a posteriori".

Durant le #mbachat de la semaine dernière, Hannah Morgan (@CareerSherpa) a émis l'hypothèse d'une vision simultanée d'une carrière et non classiquement séquentielle.

Partir de l'idée d'un portefeuille d'activités, avec le métier que l'on exerce comme noyau, donnerait une vision plus complète. Les activités extra (périphériques) sont tournées vers l'action et peuvent éclairer sur la prochaine trajectoire à prendre.

Développer des relations durables pour chacune de ces activités peut aussi permettre de rapidement entrer dans une nouvelle boucle de carrière; avec un nouveau portefeuille d'activités et un nouveau noyau, pour matcher avec les évolutions de son identité professionnelle.

Cette démarche est encore plus importante lorsqu'on est en poste, où la signature d'un contrat de travail ne signifie pas la fin du résotage. Continuer à écouter, à servir et à créer de nouvelles opportunités, rester actif dans ses activités "extra et stratégiques" et développer des relations durables restent 3 points primordiaux.

Ca y est ! Il est sorti ! Il est tout beau, il est tout chaud. C'est l'ebook "Identité numérique, enjeux et perspectives". Bravo à tous les auteurs (listés ci-dessous), ainsi qu'à Flavien Chantrel, Anne-Laure Raffestin et Morgane Maillard.

E-book Identite Numerique, enjeux et perspectives


Les auteurs, dont je fais partie :