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mercredi 9 février 2011

La réputation des entreprises se joue-t-elle sur les réseaux sociaux ? [TNS/Sofres]

TNS/Sofres vient de diffuser une note de synthèse sur l’impact des réseaux sociaux sur la réputation des entreprises du CAC 40. La voici dans son intégralité.

A l’occasion du Top Com Corporate organisé du 7 au 9 février 2011, autour du thème de l’e-réputation, TNS Sofres a analysé l’impact des réseaux sociaux sur la réputation des entreprises du CAC 40.

Constat général : un profond changement de la relation à l’entreprise

67% des utilisateurs de réseaux sociaux pensent que la toile a profondément changé la manière dont ils s’informent sur les entreprises, et 44 % disent « aimer » utiliser Internet pour tenter de peser sur le comportement des entreprises.

Par rapport à une précédente enquête TNS – Top Com conduite en 2008, se constate une extension des interpellations à la marque corporate, au-delà des simples dimensions commerciales. 9% des utilisateurs des réseaux sociaux y ont d’ailleurs déjà critiqué un patron ou un dirigeant d’entreprise, et 21 % y ont critiqué des entreprises ayant mal agi à leurs yeux.

Un buzz significatif sur les entreprises du CAC 40

Les grandes entreprises font l’objet d’un buzz important sur Twitter, notamment dans les secteurs de l’automobile, de la grande consommation et des télécommunications.

Sur les 42 entreprises testées, 8 ont dépassé sur le dernier trimestre 2010 une moyenne de 350 Tweets quotidiens : Renault, France Télécom Orange, Carrefour, PSA Peugeot Citroën, L’Oréal, Michelin, Danone, et BNP Paribas.

19 autres entreprises ont suscité entre 100 et 300 tweets quotidiens en moyenne chaque jour.

Les angles sont variés : gestion sociale, offre commerciale, qualité de service, publicité et sponsoring, actualité corporate.

Qu’en reste-t-il dans la mémoire des internautes ? Pour 17 entreprises, le buzz a laissé des traces dans l’esprit de plus de 10 % des internautes français fréquentant les réseaux sociaux, soit plus de 2 millions de personnes. Le quart d’entre eux se souvient même d’y avoir entendu parler de la SNCF ou de France Télécom Orange.

L'effet du buzz sur la confiance dans les entreprises n’est ni linéaire ni automatique

L’indicateur de tonalité est variable selon les entreprises. En moyenne, il est plutôt favorable : 26 % des internautes ont entendu parler des entreprises testées en bien, 20 % en mal et plus de la majorité de façon neutre (52 %).

Pour autant, la tonalité et l’intensité du buzz n’exercent pas une influence « automatique » et linéaire sur la cote de confiance. Les crises e-réputation nées sur le web restent marginales. Les réseaux sociaux vont plutôt soit amplifier des crises déjà médiatisées, soit à l’inverse amortir certaines interpellations émanant de minorités actives, soit sédimenter sur la durée l’image d’une entreprise, en lien avec les centres d’intérêt des internautes.

Mise à jour :

1 commentaire:

Laurent Labbé a dit…

merci pour cet article.
Quand on voit les écarts de pratiques entre les générations (en gros les +35 utilisent très peu Internet pour parler ou recevoir de l'info concernant les entreprises), on se dit que le mouvement va mécaniquement s'accélérer. Les frontières de l'entreprise s'effacent progressivement. Il ne faut pas toujours voir ces changements comme porteurs de menace, de bad buzz, de polémiques... Il y en a mais c'est plus large que cela : C'est un changement total de paradigme qui porte en lui des opportunités gigantesques : communication plus directe, plus ciblée, plus efficace, plus réelle, adaptée aux spécificités des cultures d'entreprises, des expertises, des personnalités, des produits, des clients...
L'article explique de seuls 10% des gens voient leur perception impactée. C'est rien. Imaginez ce que modifie un message publicitaire classique à la TV. Le rapport à l'info se modifie. Les jeunes trient l'info, la rejette plus facilement qu'ils ne la rejette.
Merci encore pour cet article.
Laurent LABBE (http://www.meilleures-entreprises.fr)