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mardi 16 août 2011

Worlidays : est-ce la fin des vacances traditionnelles ?

Lucy Kellaway, chroniqueuse pour le Financial Times et auteur de 'Who Moved My Blackberry', lance la discussion sur les worlidays via la section business du site BBC.co.uk, soit une contraction de Work et Holidays.

L'idée qu'elle avance est qu'avec les smartphones et autre technologie similaire permettant de garder une connexion, même en vacances on aurait une fraction de travail, de suivi.

Est-ce un problème ? Ou bien, une simple évolution du concept des vacances ?

Derrière le terme 'Worliday' qui sonne comme un buzzword, on a tout de même le reflet d'une réalité. En effet, il s'agit :

- de personnes souhaitant volontairement rester connectés pour des petites fractions de temps
- de personnes ne parvenant pas à se déconnecter
- de personnes sollicitées par leur entreprise pour des requêtes ponctuelles
- de personnes contraintes à amener une partie de leur travail pour préparer les urgences de la phase d'après-vacances

Selon les secteurs d'activité et l'environnement changeant, il paraît vitale d'avoir 30 minutes quotidiennes de revue des contenus et de production éventuelle. Cela pourrait se faire en deux parties : 15 minutes en matinée + 15 minutes en soirée.

Sur la base de ces scans rapides, de nouvelles initiatives gagnantes d'après-vacances peuvent voir le jour. Dans ce cas, et selon les dires d'Edward de Bono, cela s'apparentrait plutôt à une pause créative où l'on se relâche nettement, tout en maintenant des objectifs créatifs en tête.

Hormis les espaces de vacances, et pendant les semaines d'activité, des relâchements réguliers sont nécessaires pour rester frais et se donner le temps de prendre du recul. Ceci ramène à la nécessité de rendre le travail le plus qualitatif possible, en se concentrant sur les aspects les plus essentiels et à fort impact.

Du côté des sollicitations externes et du travail emporté en vacances, cela relève d'une question de culture, de planning, ainsi que de centralisation des connaissances et des contextes vécus (sous un format wiki par exemple).

(crédit photo)

3 commentaires:

Noé a dit…

En effet, je pense que c'est une tendance qui va s'amplifier, les cadres devront consulter leurs smartphone durant leurs vacances, cela leur permettra d'avoir un suivi du business durant leurs vacances, tout en évitant de perdre trop de temps lors de la "reprise"

Lilian Mahoukou a dit…

Bonjour Noé! Merci pour le retour.

L'enjeu est d'effectivement trouver ces niveaux optimaux d'utilisation. A quels moments est-ce excessif ? A quels moments est-ce productif ?

Que doit-on mesurer, observer pour cela ?

Emeric Vrignaud a dit…

Le problème dans ce genre de cas, c'est que si dans certains cas, le fait de rester connecté est important pour assurer la vie du services, pour certains cela est complètement inutile.
Ne pas se déconnecter pendant les vacances va impliquer plusieurs risques :
- Problèmes avec les proches reprochant de ne penser qu'au travail (la vie en dehors du travail est a mon sens essentielle pour assurer une certaine efficence dans celui-ci)
- Le risque de n'effectivement penser qu'au travail (si un problème arrive, l'envie de vouloir le résoudre a distance se fera plus grande). Cela implique que les situations de stress se poursuivent en vacances et annihile leur effet.

L'éducation des salariés a ce sujet est donc pour moi de plus en plus importante.