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vendredi 7 octobre 2011

Deux points difficiles à maîtriser : le knowledge curse et le traitement des cas exceptionnels

A force d'accumuler du savoir et d'affiner une expertise, il est possible de nourrir le gap existant entre les "early adopters" et la majorité. Il s'agit du "knowledge curse" où l'on a l'impression de ne pas en savoir assez, alors que l'on en sait déjà beaucoup sur un sujet de niche.

Cela doit être un challenge très commun lorsqu'on effectue une veille relativement importante.

Dans cette sensation de manque, qu'on va essayer de combler, on va en fait aller encore plus en profondeur et potentiellement creuser le gap.

L'idée ici est de temps en temps sortir des cercles d'expert, pour se ressourcer et faire en sorte que ce gap soit un avantage plutôt qu'une contrainte indirecte, une source de déconnexion. Autre question : dans quels cas, ce gap est-il finalement positif ?

Le second exercice est la manière d'aborder les cas exceptionnels.

Est-ce une trouvaille qui peut correspondre à un plus large groupe ? Ou bien, est-ce une trouvaille qui peut correspondre à un groupe (très) restreint uniquement ?

Ce n'est pas parce qu'un recrutement via Twitter a très bien marché (par exemple), qu'il faut spontanément penser que ceci conviendrait à un plus large groupe de personnes, d'entreprises.

Il convient de prendre en compte les spécificités de chaque cas, d'accepter la complexité (car la généralisation peut aussi être une forme de simplification accélérée), la multiplicité des facteurs "possibles" et donc une part d'imprévisibilité également. "Tester et apprécier" (en restant dans le cadre du cas) semble plus intelligent que "tester , généraliser et communiquer" (en sortant du cadre du cas).


(crédit photo)

1 commentaire:

Frédéric DOMON a dit…

Effectivement, il y a une certaine facilité à tomber dans l'excès:
- Excès d'expertise en oubliant d'être pragmatique et opérationnel avec son client.
- Excès d'imitation en pensant qu'une étude de cas est duplicable.

Qu'un expert soit en amont du marché dans sa réflexion, c'est assez normal en soi, même logique. Mais il faut sortir des bulles de connaissance que les réseaux créent, pour se confronter à la réalité du terrain.