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jeudi 17 novembre 2011

Squatter un nom de domaine, ça rapporte ?

Il y a peu, on apprenait que le nom de domaine hollande2012.fr n'était pas détenu, comme on aurait pu s'y attendre, par l'équipe Web de François Hollande, candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012. Mais par une personne en recherche d'emploi qui l'aurait acheté en 2007. Elle a su anticiper, elle, ce qui n'est pas le cas de ceux qui conseillent François Hollande sur sa présence sur le Net. Et elle a su profiter de l'occasion pour se présenter et expliquer sa position.

Ce cas de figure n'est pas le seul, comme nous l'explique l'article de L'Express : sur nicolassarkozy2012.fr, on peut découvrir le combat d'une tatoueuse contre l'administration fiscale, en 2007, delanoe2012.fr renvoyait vers un site contestataire, etc.

Squatter un nom de domaine susceptible de devenir célèbre ou d'être mis sous le feu des projecteurs peut être un véritable tremplin pour quelqu'un, une marque ou un produit en manque de visibilité. C'est une approche très maligne qui peut porter ses fruits (si vous avez des exemples...). Il en va de même sur des sites comme Twitter où la disponibilité d'un pseudo est essentielle. Certains diront que c'est aussi un bon moyen de se faire de l'argent de poche. Pourquoi pas ?

On ne sait pas si le chômeur a finalement trouvé un emploi (grâce ou pas à François Hollande). Sa démarche a t-elle été suffisante finalement ? Prenons les CV video réussis qui ont fait l'objet d'une diffusion importante en raison de leur qualité. Combien de personnes ont finalement décroché un poste ? J'avais interviewé Florence Porcel il y a un peu plus de un an et elle reconnaissait que sa démarche n'avait pas eu plus de succès qu'une démarche classique.

Qu'en déduire ?

2 commentaires:

J.Perret a dit…

Bonjour Lilian,

ça peut surtout rapporter des ennuis...que dit l’Afnic (registre Internet des noms de domaine en .fr): conformément aux termes du projet de loi pour les communications électroniques et aux services de communications audiovisuelles, il appartient à celui qui demande l'enregistrement d'un nom de domaine ou qui exploite un nom de domaine de vérifier qu'il ne porte pas atteinte aux droits des tiers.

En ce qui nous concerne, nous venons de perdre le domaine huzz.fr après une erreur de manip au renouvèlement, et ce au profit d’un individu qui clairement souhaite maintenant tirer profit de la situation…nous allons engager une procédure de demande de restitution auprès de l’Afnic…affaire à suivre donc…

Lilian Mahoukou a dit…

Bonjour Jérôme. La situation que tu décris est assez délicate. A ta dispo pour en parler de vive voix.