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dimanche 18 décembre 2011

Hyper-spécialistes et généralistes : rapport d'opposition ou de complémentarité ?

Dans les nombreux débats sur l'évolution du travail dans les années qui viennent, la tendance à l'hyper-spécialisation a été évoquée par de nombreux spécialistes.

Dans un souci de maintien/développement d'employabilité, il serait nécessaire de se focaliser sur une niche particulière. L'avantage d'une telle démarche est d'avoir une connaissance et une pratique approfondies, de manière à amplifier son employabilité et être repérable.

Hyper-spécialistes et généralistes sont-ils à opposer ? Ces derniers sont-ils en si mauvaise position que çà ?

Et si nous partions d'un rapport d'opposition vers un rapport de complémentarité ?

Rosabeth Kanter avait écrit un excellent billet sur le Zoom In, Zoom Out, c'est-à-dire avoir le sens du détail et aussi celui de la vision d'ensemble pour gagner en efficacité.

S'il est important d'aller dans le sens de la profondeur des connaissances, des compétences, un brin de vision d'ensemble du généraliste importe toujours pour :

- un rôle potentiel de chef d'orchestre et d'acteur de la synthèse
- une meilleure compréhension d'un écosystème
- une identification et un suivi des zones cachés (de performance, de coût...)
- identifier des synergies avec plusieurs autres éléments opposés en apparence
- jouer la carte de l'ouverture
- associer les bonnes énergies, les bons leviers aux connaissances, compétences de niche

Cela part également du postulat qu'une compétence de niche, qu'un talent, ne vit pas dans l'isolement. Le raisonnement en écosystème amène à explorer les formes de complémentarité, de convergence gagnantes possibles.

(crédit photo)

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