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mercredi 15 février 2012

De la liberté et de la confiance dans le management : au-delà de la réputation


Les différentes conversations de ces dix derniers jours ainsi que les lectures mettent l'accent nécessaire sur la liberté et la confiance. Depuis 2009, la donne a été surtout celle de la (e)réputation et de la nécessité de soigner l'image, d'un point de vue de l'individu comme celui de l'entreprise.

La poursuite d'une réputation la plus élevée possible ne rappelle-t-elle pas le capitalisme-même ? Ou la maximisation des gains d'image est la règle ? Mais jusqu'à quelle limite et pour en faire quoi ?

Le traitement de surface a ses limites et la question du fond est primordial pour aller tendre vers des éléments qui ont le plus de sens et de contenance.

 Un des points les plus limitatifs reste la logique d'image, au détriment de celle de progrès. Et c'est dans ce contexte précis que l'on fabrique des messages, que l'on fait tout pour maintenir la dite réputation, quitte à ne plus innover (au risque de paraître moins intelligent).

Avoir une bonne réputation est un fait, un produit, une conséquence. Les individus comme les entreprises qui en jouissent ont un atout de taille.

Revenons sur deux termes qui pèseront sans doute de plus en plus, au fur et à mesure que l'humanisation prend en importance : la liberté et la confiance.

La liberté est à mettre en lien avec l'autonomie, et l'habileté, l'agilité des managers pour designer des conditions d'évolution stimulantes. La liberté entre en clash avec le commandement et le contrôle. Une vision purement cartésienne, mettant l'accent sur la méthode et les procédures, a de grandes chances d'effriter les aspects relationnels; car dans un contexte de concurrence plus ou moins accru, il faut souvent aller plus vite, produire plus, faire plus... jusqu'au stress et au mal-être.

La liberté n'est pas à mettre en lien avec l'anarchie. Il ne s'agit pas d'avoir un désordre ingérable, générateur de coûts importants en coordination et alignement. Il s'agit plus de designer un environnement stimulant, propice à la créativité, à la collaboration, au croisement d'idées; dans l'optique du travail qualitatif, du travail "mieux". Donc, adieu le micro-management et toute forme de contrôle excessif, de management policier.

De l'autre côté, nous avons la confiance. Est-ce que les managers font confiance à leurs équipes ? Et vice versa ?

Sans celle-ci, il est difficile de convaincre les personnes pour des changements et autres initiatives amenant à sortir des zones de confort. Sur les réseaux sociaux, c'est cette notion de confiance qui importe, et moins la réputation. Qu'en est-il des relations internes, de la paix sociale interne ? Que penser des entreprises qui souhaitent que leurs salariés participent à la mise en avant de la promesse employeur, sans pour autant assainir les rapports internes ?





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