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samedi 28 juillet 2012

L'approche de la transition pour le domaine de l'emploi et les projets professionnels

"Obliquity" est un best-seller écrit par John Kay, journaliste et économiste britannique. Sa thèse est celle de l'usage de chemins indirects pour atteindre des objectifs.

C'est lors d'un passage dans une boutique Boswells sur Londres, que je m'étais procuré ce livre. Clairement, l'idée de passer par des chemins indirects pourrait être vue comme une perte de temps, un paradoxe dans un monde où la vitesse est célébrée.

Et bien, ce livre est à croiser avec celui de Steven Pressfield "Do The Work". Ce dernier s'axe sur la maîtrise de la résistance pour exécuter ses projets.


En effet, Steven Pressfield recommande de se caler aux trois temps de la structure classique d'une histoire; à savoir, tout simplement, un début, une transition et une fin. Commencer par la fin (étape 3) et repartir du début (étape 1), est l'approche suggérée.

Quel point commun avec le premier livre cité "Obliquity" ? Le fameux découpage en trois étapes.

Sur la base d'une fixation d'objectif classique, nous aurions un point de départ et un point d'arrivée; soit un cheminement direct. Dans "Obliquity", l'introduction de l'idée d'un cheminement indirect appelle à intégrer une étape intermédiaire (la fameuse "transition" dans la méthode de Steven Pressfield).

En quoi cette idée serait intéressante pour le domaine de l'emploi et l'élaboration des projets professionnels ?

Dans le contexte économique actuel, opter pour une approche directe peut être asymétrique à la demande du marché (rôles impliquant un niveau de rémunération trop important, budgets serrés, incertitudes importantes sur les prochains mois d'activité commerciale, etc...).

L'approche indirecte nous amènerait à introduire cette fameuse étape transitoire (le job de transition, en tant que salariés ou indépendants) et nous rapprocherait du résultat final.

Cette idée de la transition permet aussi de se mettre moins de pression, de s'ouvrir aux différentes possibilités d'étapes intermédiaires. Là aussi, il existerait plusieurs transitions potentielles, soit plusieurs moyens de s'appuyer sur des tremplins.

Le cas de Scott Harrison (CEO de Charity:Water)


Lors d'un InDay à Linkedin, Scott Harrison avait exposé son histoire et son cheminement jusqu'à la création de Charity:Water.

Ainsi, trois étapes sont identifiables dans son évolution professionnelle :

1 - Club promoter (début)
2 - Volontaire dans l'humanitaire au Liberia (transition)
3 - Création de Charity:Water (destination)

Dans cet enchaînement, la destination n'était pas forcément visualisée et visée. Cela dit, nous observons bien et retrouvons notre structure en trois temps.

Nous avons ici un autre modèle, avec un déclencheur ("Je veux faire autre chose que club promoter") avant d'entrer en phase 2 (transition). Cette période lui a donné une plus grande sensibilité, des compétences spécifiques et une approche terrain.

Ce premier déclencheur est suivi d'un autre ("Comment est-ce possible de boire de l'eau si sale ?" | photo ci-dessous) avant d'entrer en phase 3 (destination; au sens de la position présente).


P.S: Pour ce qui est des déclencheurs, on observe une mobilisation de ressources (compétences incluses). Cela dit, il convient de juger de la suffisance de ces mêmes ressources, du contexte, etc... L'intention seule ne suffirait.

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