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samedi 31 août 2013

Presser les employés comme des citrons, çà marche ?

"Ça bosse dur!" C'est le genre de phrases que l'on peut souvent entendre en prenant des nouvelles d'amis, de contacts professionnels. Dans la pratique sportive, et pour progresser, il faut aussi "travailler dur" (répéter des gestes, être suffisamment endurants, parfaire les techniques, se préparer mentalement, etc...).

"Travailler dur" peut aisément être assimilé au nombre d'heures passées sur une activité, soit une vision en termes de volume. Or, notre organisme et notre rythme de vie nous rappellent rapidement que des limites existent. L'épuisement n'est pas un signe de "bon travail", ni de courage, et peut très vite devenir une source vive de problèmes.

Redéfinir le sens de la phrase "travailler dur". Nous avons le choix entre se tenir à la définition classique (en lien avec l'intensité et le volume) et une nouvelle définition (en lien avec l'établissement d'un choix radical amenant à "faire moins" pour "réaliser plus").

Si l'on poursuit sur le sens de la seconde option, la grande besogne est réalisée avant d'entrer en action, dans le choix (via la logique du "penser petit") du "chemin prometteur" (de la trajectoire "à fort potentiel"). En fonction des retours, l'allocation du temps peut être plus importante et optimisée (grâce à une orientation plus claire). La focalisation et la mémorisation des contraintes, pour une plus grande créativité ainsi qu'une exécution de qualité, viennent prendre le relais.

Nous ne disposons que de journées de 24 heures, et il est difficile d'être sur tous les tableaux ou d'aller plus vite que la musique.

La difficulté du travail serait-elle dans le choix effectué et la qualité de l'exécution de l'activité, du projet ?

Mise en tension (1). Régénération (2). Dans la même lignée, une mise en tension constante peut être dévastatrice. Le temps de la récupération, de la régénération est précieux. Il peut être celui d'initiatives de cohésion sociale au sein du groupe, de pause créative, d'absorption d'enseignements, de maintien de l'enthousiasme, d'introspection.

Cette seconde phase, nous l'observons également pour la fameuse "pause digitale", où une relative déconnexion est volontairement effectuée.

Jeff Weiner, Directeur Général de LinkedIn, avait également écrit un article sur la nécessité de ces temps-ci, via la création de plages horaires vides.

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