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lundi 28 juillet 2014

11 points pour trouver et fidéliser des mentors

Tellement de petits conseils et de coups de pouce auraient été utiles au sortir de l'école (et au-delà). Il y a certaines erreurs d'orientation, certaines mauvaises décisions, qui peuvent être évitées grâce à de relations étroites établies avec un cercle de personnes qu'on pourrait appeler "mentors". Comme dans toute chose, il y a des promoteurs comme des détracteurs du mentoring; toutefois, plusieurs avantages sont à mettre en avant. Et aujourd'hui, il est dommage de ne pas s'appuyer sur ce levier.

Une relation de confiance avant tout. Dans l'idéal, il s'agit d'une personne oeuvrant dans le même secteur ou un secteur très voisin, avec une expérience intéressante à partager. Au-delà de références exceptionnelles, c'est la confiance qui peut être accordée, le respect de la confidentialité pour certaines informations, ainsi que la capacité à formuler des critiques constructives. Faire une requête-test permet de voir la qualité de la réponse et le degré de disponibilité qui sera souvent signalé (exemple: "N'hésitez pas à revenir vers moi...").

Clarifier l'objectif poursuivi et en quoi les mentors peuvent aider. Le but du mentor est certes d'apporter un retour d'expérience, mais il est surtout de l'appliquer à un objectif précis. L'idée est donc de préciser l'objectif poursuivi et de solliciter les mentors sur une ou plusieurs parties. En effet, il peut avoir une complémentarité sur les apports des différents mentors. Egalement, essentiel de se concentrer sur la richesse de l'expérience, plutôt que le nombre d'années cumulées et les titres ronflants.

Les disponibilités et les moyens de communication peuvent varier. La fréquence peut être hebdomadaire (mentoring intense) ou plutôt mensuelle (un point une fois par mois, le temps que les résultats se fassent aussi). Ainsi, sur un projet que je mène actuellement, je travaille avec un mentor au UK sur une fréquence hebdomadaire et une communication exclusivement par email. Avec d'autres, cela se fera directement en face-à-face ou par téléphone, 1 fois par mois sur une durée de 1h maximum.

De l'importance d'être bref. Les mentors sont déjà plongés dans leur activité et ont très peu de temps à accorder. Lors d'échanges par email (surtout), il convient de se limiter à quelques lignes et à se consacrer sur l'avancement et la requête, en allant directement droit au but. L'ensemble des détails peut servir à aller en profondeur sur demande.

"Voulez-vous être mon mentor ?". Inutile de poser cette question. Simplement, entrer dans le process d'un rendez-vous régulier qui sera hebdomadaire ou mensuel selon les possibilités. Commencer avec 1 mentor, puis en repérer quelques autres selon une règle de progressivité.

Où les trouver ? Les associations et clubs professionnels, ainsi que le bouche-à-oreille, sont souvent les endroits auxquels on pense. En enteprise, il peut aussi s'agir d'un N+1, d'un N+2, ou de quelqu'un travaillant pour un domaine d'activité mais pouvant apporter de précieux conseils sur le métier. Aujourd'hui, nous avons (et surtout) la possibilité de jouer la carte de l'ouverture et de partager du contenu en ligne pour mieux réseauter. Les tweetups, les conférences et autres types d'événements, sont aussi des points de rencontre intéressants.

Offrir quelque chose en retour. Si, en effet, les mentors donnent de leur vécu professionnel et des conseils pertinents, le don ne va pas seulement dans un sens. Que peut-on proposer en retour ? Des informations précises sur un secteur, une expertise que le mentor valorise et n'a pas forcément, des mises en relation ? L'idée ici, est aussi de savoir quels sont les objectifs des mentors, de les comprendre et de se positionner au mieux pour apporter son soutien. La réciprocité est donc un point saillant, au final, où chacune des parties perçoivent un bénéfice dans l'entretien d'une relation comme celle-ci.

Partager un document unique. Celui qui retrace et résume l'ensemble des conversations organisées jusqu'ici. Cela permet d'avoir un suivi chronologique et d'avoir une continuité sur la progression, et d'ajouter des commentaires entre les moments d'échange programmés.

Avoir un ou plusieurs mentors ne signifie pas que l'on peut se permettre d'être passif. Si les différents feedbacks peuvent servir, il convient tout de même d'être autonome. Ainsi, on se focaliserait sur la base et les mentors apportent de la valeur pour affiner le tout. Dans ce cas, on n'est pas uniquement en attente complète de feux verts donnés par les mentors.

Panacher les profils. Le fait d'avoir des profils différents et complémentaires va permettre d'avoir des angles de vue différents sur un même sujet, ou des perceptions opposées. En optant pour la diversité, on va être en mesure de piocher dans des conseils de différentes saveurs, pour des prises de décision encore plus enrichies.

Entretenir la relation. Etre très réactif pour répondre aux emails, aux SMS, aux coups de téléphone. Soigner la qualité de sa communication et penser "gagnant/gagnant" sont autant de points qui viennent développer la relation. Il ne s'agit donc pas d'une campagne sur 1 ou 2 mois, mais bien d'un engagement plus long.

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