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mercredi 29 juillet 2015

Marque employeur : le livre comme média, nouvelle frontière ?


Les actions de valorisation des réalités internes et les partages de contenu sur les médias sociaux ne représentent plus une surprise pour les professionnels & intéressés de la marque employeur. Rien que sur Twitter, pour ces 7 derniers jours, nous pouvons compter près de 300 mentions !

Dans cette grande conversation autour du sujet qu'est la marque employeur, il reste très complexe de pratiquer la pensée unique, devant une véritable diversité :

- d'entreprises (d'un point de vue "identité et mission")
- de cultures internes (valeurs & principes-clefs)
- de stratégies globales (orientation à long terme et marchés investis)
- de stratégies de recrutement et de contextes (venant justement supporter cette orientation)
- d'images employeur (atouts et points d'amélioration, d'un point de vue global et par segment de métier/de pays)
- d'organisations internes (actions marque employeur rattachée à quelle direction, quelles collaborations internes)
- de niveaux d'expérience-salarié (selon les pays, les métiers, etc... pour les entreprises matricielles par exemple)
- d'équipes et des personnes (compétences et expertises disponibles)
- de partenaires externes (lesquels et pour quelles missions spécifiques ?)

Face à cette diversité, il y a ces 6 filtres classiques : 

- le temps (ce qui est faisable pour une période donnée, en fonction des besoins en mobilisation et en coordination internes)
- la faisabilité technique
- la pertinence (par rapport à l'essence-même de la marque, de la vision et de la stratégie de recrutement)
- les finances (qui aident à définir l'espace d'expression et les limites d'action en fonction de disponibilités)
- l'intuition (ce que l'on ressent aux premiers abords, sans rentrer dans de l'analyse)
- les statistiques (ce qui vient appuyer ou non l'intuition de départ)

De ce fait, il est également assez difficile de comparer (de manière absolue) les actions en marketing employeur de plusieurs entreprises. En effet, plusieurs données manqueraient à l'appel, si l'on souhaite établir un rendu suffisamment approfondi.  

Dans toutes ces tentatives d'occupation des espaces digitaux, il convient de garder une vision à 360° en intégrant les éléments offline de manière continue. Les interactions avec les candidats se réalisent certes online mais également IRL, dans la vraie vie. 

Sur ce sujet, l'entreprise Google fait fort ! Le 23 Septembre dernier, Eric Schmidt et Jonathan Rosenberg sortaient le livre "How Google Works", soit une exposition éclaircie et, en partie, orchestrée par des personnes du top management. 

On sent, dans cet ouvrage, une volonté de transmission de ce qu'est "Etre un(e) Googler". Parmi les personnes qui achètent ce livre, nous avons certes des professionnels de la stratégie d'entreprise, du marketing, de la communication, mais aussi des candidats potentiels. Ces derniers auront une vue synthétique et plus importante (avec des illustrations et des explications par exemple) que ce qui est disponible sur le site Emploi et ce qui est partagé sur les réseaux sociaux. Est-ce volontaire ou non ? Difficile de se positionner. Cependant, un livre comme celui-ci représente une mine d'or pour les personnes intéressées par l'entreprise, et pour celles qui souhaitent aller plus loin en la rejoignant.

Le 7 Avril dernier, c'est au tour du DRH Monde de Google (Laszlo Bock) de sortir son livre "Work Rules", qui donne encore plus d'éléments sur la vision et les pratiques managériales. Idem, pour la part de lectorat composée de candidats passifs comme actifs, il y a une facilitation de la projection et cette possibilité de rapidement trancher devant une shortlist de 2 ou 3 employeurs offrant quasiment les mêmes packages.

Le livre comme élément offline ? Il s'agirait tout d'abord d'un investissement important en temps, dans un contexte où les agendas sont déjà plutôt bien remplis pour les potentiels auteurs. Mais il s'agirait, dans le même temps, d'une opportunité dans le sens où les candidats sont pris comme de vrais consommateurs, soucieux de réaliser les décisions les plus informées et les plus en lien avec leurs attentes.

Au-delà de la mise à disposition du livre, il y a le travail d'amplification et la participation à des conférences, des interviews, etc... pour continuer à disséminer les messages et répandre la nouvelle au sujet de la singularité de la culture d'entreprise, de l'identité employeur; avec, surtout, des preuves que cela va au-delà du slogan et fait partie des réalités internes quotidiennes.

Le livre comme média ? Une idée plutôt pertinente au fond, avec cette possibilité de mieux alimenter les espaces digitaux via une version Kindle par exemple, et d'accélérer la dissémination des messages. Est-ce accessible qu'à une catégorie d'entreprises ? Qu'en pensez-vous ? 

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