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samedi 7 août 2010

Attendre/réclamer un emploi ou créer/développer des opportunités ?

La recherche d'un poste est un véritable exercice de développement commercial. Le temps alloué à chacune des activités, les personnes rencontrées, celles à absolument contacter, les lectures, etc... tout ceci le prouve. Kevin Kermes, auteur du blog Career Attraction, fait un point très intéressant sur le fameux marché caché et la manière d'y accéder (ou plutôt de l'activer).

Pourquoi activer? Car il y a certes de la chance mais aussi une grande responsabilité de notre part, en construisant nos projets professionnels et dans l'attitude.

Il y a cette expression, souvent utilisée par Guy Kawasaki, à laquelle j'ai tout de suite accroché : le schmoozing. On entend souvent dire qu'il faut donner avant de recevoir, mais cela ne nous met pas à l'abri des formes de réciprocités forcées.

L'ouverture et la générosité vont plus loin que cela. Vraiment vouloir donner ce quelque chose à l'autre et ne pas faire de calcul pour développer sa propre notoriété, influence ou divers.

Nous parlons d'attitude, celle de l'écoute et de la compréhension de la position de son interlocuteur. Si le challenge est intéressant, les solutions cohérentes et le respect mutuel, pourquoi ne pas penser à formaliser une collaboration? Ce jeu d'interaction doit être un plaisir.

Si l'on observe bien le positionnement ici, le candidat interviendrait avant que le besoin soit *vraiment* identifié et participerait à son émergence (ou à sa clarification selon l'avancement).

Doit-on en conclure que le marché de l'emploi actuel récompenserait encore plus l'engagement,  la proactivité et la créativité?

Il y avait aussi ce livre que je lisais intitulé "Never Cold Call Again" ("Fini la téléprospection") et qui coïncidait avec une des mes expériences étudiantes en télémarketing. Il y avait ce concept d'égal hiérarchique qui était très intéressant, qui partait du principe que les personnes (les décideurs pour notre cas) préfèrent traiter avec leur business equal.
Dur de se mettre dans cette position lorsqu'on n'a pas le titre. OK, mais cela n'empêche pas d'avoir une conversation originale et importante sur des challenges à venir; car face à l'incertitude, les bonnes idées sont à prendre.

En tant que candidat, êtes-vous en train d'attendre et/ou de réclamer un poste ou bien de créer une opportunité pour ensuite la développer ?

7 commentaires:

Sophie Gironi a dit…

Pas applicable à tous, ce concept, mais clairement, clairement, être capable d'entretenir un réseau, de l'activer, de parler de soi, de rendre service est un excellent moyen de déclencher un 'besoin' chez un contact qui pourra vouloir nous embaucher.
Assez proches de mon dernier article, au final, où j'aborde ces conseils sous l'angle 'business'.
Au final, il faut savoir se 'vendre', tout comme on demande aux entreprises de vendre aujourd'hui, en créant l'engagement... :)

Sophie Gironi a dit…

(Il faudra excuser les doublements de mots, pas bien réveillée, la dame, en ce samedi matin).

Lilian Mahoukou a dit…

Bonjour Sophie,

Merci pour votre retour! Avez-vous le lien vers votre article? Si vous souhaitez approfondir ce point pour les candidats sur ce blog, n'hésitez pas à écrire un billet dessus :)

Excellent weekend!

Lilian Mahoukou a dit…

Voici notre adresse email : contact@doppelganger.name

Sophie Gironi a dit…

Bonjour Lilian, l'article est ici :
http://www.gironi.org/sophie/5-conseils-aux-entrepreneurs-1309/
Merci pour votre proposition :)

Sébastien.M a dit…

Dès le titre, j'ai eu comme un malaise.

Une impression où avoir un contrat à l'heure était moins valorisant qu'un contrat à la tache par les termes choisis. Ce qui pour moi distingue, un contrat de travail d'un contrat de prestation.

Une différence entre une offre de compétences et une offre de services pour développer son avantage concurrentiel.
Même si la confusion est croissante (Le commentaire de Sophie est révélateur et devient malheureusement ordinaire), le branding branding ne réside pas dans l'apologie de se vendre soi-même, a moins que nous ne souhaitions généraliser la prostitution et le proxénétisme.

Dans ce cas, autant rayer immédiatement l'éthique de notre vocabulaire. Je sais ...les mots ont un sens même et "on" s'en fout ! Prenons ce qui est à prendre et on verra si demain est un autre jour.

Mais d'un point de vue business,une activité professionnelle quelqu'elle soit commence par se développer par une croissance interne (développer son poste avec la délégation - développer le potentiel de l'entreprise en recrutant).

Ce n'est pas faute de partager les qualités communes au développement d'une activité professionnelle salarial ou entrepreneurial comme l'empathie et le courage. De plus, comme vous le rappelez, il faut savoir réunir les conditions de mise en œuvre des opportunités.

Faire les bonnes demandes aux bonnes personnes sur les bons territoires.

Quand la curiosité (vigilance), le réseau, l'échec et l'anticipation permettent de créer plus d'opportunités en commençant par en être soi-même une. Ce que certains appellent favoriser la chance professionnelle.

Bien à vous

Lilian Mahoukou a dit…

Bonjour Sébastien. Merci pour votre contribution et votre perception de ce sujet.

Le titre est volontairement provocateur, pour que l'on puisse vraiment donner des opinions diverses.

Comme pour Sophie, si vous souhaitez contribuer avec un billet, nous le publierons aussi sur ce blog (contact@doppelganger.name).

Excellente semaine.