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lundi 10 novembre 2008

L'anonymat, ça sert à quoi ?

L'atelier "A quoi sert-il (vraiment) d'être anonyme ?", organisé dans le cadre du programme Identités Actives, a réuni 35 participants le 23 septembre dernier.

Une synthèse des échanges en 7 points a été réalisée (et pour le compte-rendu complet, rendez-vous ) :

Point clef 1 : l'anonymat concerne tout autant le monde physique que numérique.

Point clef 2 : l'anonymat peut être réversible ou non. Il est lié à l'usage que l'on en fait : il n'est ni légitime ni illégitime en soi.

Point clef 3 : la loi reconnaît implicitement le droit à l'anonymat ; il n'est en rien illégal. L'anonymat est étroitement lié aux systèmes d'identité. Dans ce sens, le droit a donc une partition importante à jouer.

Point clef 4 : un dispositif d'anonymat ne se révèle pas tel quel a priori. Il peut l'être sans avoir été prévu pour cela.

Point clef 5 :les grandes "familles" de technologies d'anonymisation sont les technologies d' "onion routing", les systèmes de gestion d'identités multiples, les technologies de proxy et les techniques d’anonymisation temps différé. Toutes appartiennent à la famille des PETs (Privacy Enhancing Technologies)

Point clef 6 : la question du droit à l'anonymat renvoie à la surveillance et ainsi à la question : "vis-à-vis de qui dois-je être anonyme ?". Or, la réponse est toute autre s'il s'agit de la surveillance de l'Etat et des entreprises (qui pose problème) ou de la surveillance de ses pairs (qui suscite au contraire beaucoup d'appétence).

Point clef 7 : une piste à creuser est celle du "Besoin d'en connaître", c'est-à-dire le fait de ne transmettre une information qu'à ceux qui en ont besoin pour réaliser la tâche qu'on leur confie. C'est un moyen de contourner de manière maligne la question du droit à l'anonymat.

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